Briser l'isolement
Via l’anse offre maintenant des services aux hommes subissant de la violence conjugal
L’organisme Via l’anse offre désormais des services aux victimes masculines de violence conjugale. Cet ajout a été rendu possible grâce à une subvention du Fonds d’aide aux victimes d’actes criminels (FAVAC), laquelle a permis la création d’un programme d’aide spécifiquement adapté aux besoins des victimes masculines.
« On a travaillé en partenariat avec Le Pont du Suroît et le CAVAC afin d’élaborer un programme d’aide complet pour les hommes » dit Daniel Asselin, président. « Un programme de groupe de 12 rencontres a été expérimenté à deux reprises dans la dernière année et les résultats montrent que les participants disent avoir grandement apprécié l’activité. »
Les objectifs spécifiques du programme sont d’aider les hommes à mieux comprendre les dynamiques de violence dans les relations intimes, à être davantage en sécurité, à reprendre du pouvoir sur leur vie, à briser l’isolement, à avoir confiance en leurs habiletés à construire une relation saine et sans violence, à faire des deuils et à retrouver leur dignité.
Pour Mario Trépanier, coordonnateur, « Le principal défi est d’aider les hommes à reconnaitre le problème. Les stéréotypes de genre entretenus par la société font en sorte qu’on estime qu’un homme devrait pouvoir encaisser les coups sans en souffrir, en demeurant stoïque. La vérité est que la violence fait toujours mal. » Il ajoute que « La plupart des hommes qu’on a reçus ne savaient pas qu’ils vivaient de la violence avant qu’un professionnel ou un proche ne s’inquiète pour eux et ne les aide à en prendre conscience. Ces hommes en étaient venus graduellement à normaliser les comportements de leur partenaire, en les attribuant à des problèmes de santé mentale, à des traumatismes antérieurs ou à des problèmes de consommation, tout en s’estimant responsable de son état. »
Christine Drouin, professionnelle de recherche, chargée de la réalisation du projet, rappelle que « Les données de recherche confirment que les victimes masculines sont moins enclines à demander de l’aide, tant auprès de leurs proches que dans le réseau de la santé et auprès des services de police. Par ailleurs, lorsqu’ils le font, ils ont aussi davantage tendance à en parler dans des termes qui minimise leur détresse, leurs craintes et leur sentiment d’impuissance. »
Les personnes concernées peuvent prendre rendez-vous directement à l’organisme en appelant au 450.370-3200, afin de participer à une première rencontre d’accueil. Par la suite, une gamme de services comprenant des suivis individuels et des suivis de groupe pourra leur être proposée.
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