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Des clients de Sept-Îles et de l'Ontario font affaire avec le commerçant

Difficulté d'approvisionnement, mais hausse de la clientèle chez Giant Valleyfield

François Pigeon, propriétaire de Giant Valleyfield, prend la pose dans sa boutique de la rue Victoria avec son employé Martin Lamontagne. Notons que la photo a été prise avant la mise en place des consignes de santé publique
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Photo: Courtoisie

François Pigeon, propriétaire de Giant Valleyfield, prend la pose dans sa boutique de la rue Victoria avec son employé Martin Lamontagne. Notons que la photo a été prise avant la mise en place des consignes de santé publique

Les retards dans la production en Asie causés par une pénurie de personnel et la fermeture des usines qui en découlent dans le contexte de la COVID-19 ont des répercussions jusqu’à Salaberry-de-Valleyfield. Témoignage d’un propriétaire d’une boutique de vélos située au centre-ville qui peine à répondre à la demande grandissante des amateurs.

Depuis les derniers mois, François Pigeon, propriétaire de Giant Valleyfield note une hausse de l’intérêt de la population envers le vélo d’été, mais aussi d’hiver qu’on appelle aussi Fatbike. « Cette hausse de popularité est attribuable à la rareté des produits. Présentement, j’ai de la difficulté à renflouer mon inventaire, les délais sont interminables pour avoir certains produits et les vélos que je reçois sont à moitié montés. C’est compliqué de recevoir ce que je commande parce que tous les pays d’où ils proviennent n’ont pas les mêmes règles sanitaires. Dans certains endroits, les usines sont fermées tandis que dans d’autres, elles fonctionnent, mais avec une pénurie importante de personnel. Ça vient par période, parfois certains produits sont plus difficiles à obtenir, d’autres fois, tout va bien », résume-t-il.

Un rayon de vente qui s’agrandit

Ces temps-ci, M. Pigeon a de la difficulté à mettre la main sur des tubes et des pneus pour ses vélos d’hiver aussi appelés Fatbike. « Disons que ce n’est pas la bonne période pour briser un vélo et avoir besoin d’une pièce de rechange. Le plus dommage, c’est que cette situation est hors de notre contrôle et qu’on n’est pas capable de donner une autre réponse au client. Le problème est généralisé chez tous les détaillants d’articles de sport. J’ai des gens qui m’appellent de Sept-Îles pour réserver des vélos ou s’informer sur des produits. Mon rayon de clientèle a grandi depuis le début de la crise. »

Des citoyens de l’Ontario réservent des vélos qu’ils viendront chercher dès qu’ils le pourront. « Les vélos hybrides les plus achetés, je peux être deux mois et demi sans en avoir un seul en magasin. La demande est en hausse par rapport à l’offre réelle. D’après moi, ce sera le cas pour toute cette année et en 2022 aussi », philosophe-t-il.

Pour soutenir ce propos, M. Pigeon précise qu’il reçoit toujours les nouvelles collections de vélos vers le mois d’août de chaque année. Par exemple, celle de 2022 devrait, normalement, lui être acheminée en août de cette année. « On s’est fait dire que ce ne sera pas avant février ou mars 2022. C’est tout un défi pour nous de répondre à la demande et de composer avec les contraintes qui nous sont imposées par les fournisseurs », conclut-il.

Notons que le Sport Experts de Salaberry-de-Valleyfield a aussi été contacté dans le cadre de ce reportage, mais que nos appels sont demeurés sans réponses.

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