Prévue en 2026
Le monde municipal se mobilise contre la délocalisation de services à l'Hôpital du Suroît
Plusieurs élus du Suroît ont pris la parole ce lundi pour dénoncer la relocalisation prévue de plusieurs services de l'Hôpital du Suroît en 2026
Après plusieurs intervenants du milieu de la santé, c’est maintenant au monde municipal de se prononcer sur la délocalisation future des services de gynécologie et de pédiatrie de l’Hôpital du Suroît. Ce lundi, un point de presse commun de nombreux élus municipaux de la région se tenait à l’Hôtel de ville de Salaberry-de-Valleyfield.
Rappelons que le CISSSMO souhaite relocaliser neuf départements, dont ceux de pédiatre, de gynécologie et le Centre-Mère, vers le centre hospitalier de Vaudreuil-Soulanges, dès 2026. Une décision qui sème le mécontement de plusieurs intervenants de la grande région du Suroît.
Prenant la parole au nom de leurs collègues, le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, la préfète de la MRC de Beauharnois-Salaberry, Maude Laberge, de même que la préfète de la MRC du Haut-Saint-Laurent, Louise Lebrun, ont déclaré avoir conjointement signé une lettre visant à solliciter une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.
Les élus souhaitent avoir l’opportunité de lui expliquer les raisons qui suscitent leur vive inquiétude face à la décision initiale du CISSSMO de délester l’hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield d’un grand nombre de services.
« Il faut savoir que ce sont en tout 10 spécialisations qui quitteraient l’établissement. En minant ainsi son pouvoir d’attractivité, notrehôpital, qui souffre déjà d’un problème de pénurie de main d’œuvre, aura beaucoup de difficultés à s’en remettre. Nous ne pouvons absolument pas assister à ce scénario, qui ne pourra faire autrement que de fragiliser nos services, en demeurant les bras croisés », a mentionné le maire de Salaberry-de-Valleyfield.
Pour Maude Laberge, le maintien d’un équilibre des soins entre les trois hôpitaux de la Montérégie-Ouest est indispensable pour conserver une bonne cohésion interrégionale. « L’accès à des services de santé spécialisés à proximité est un facteur d’importance pour déterminer le niveau d’attractivité de nos communautés. En vidant l’hôpital du Suroît d’un si grand nombre de spécialisations, particulièrement celles recherchées par les jeunes familles, notre région deviendrait encore plus structurellement désavantagée », a-elle mentionné.
Louise Lebrun, pour sa part, a confirmé que parmi toute la gamme de services que le CISSSMO entend délocaliser, la perte de ceux qui concernent la pédiatrie et la gynécologie sont ceux qui causeraient le plus de dommages. « Placer une partie de notre communauté à près d’une heure de route de l’hôpital le plus rapproché offrant des services de pédiatrie et de gynécologie serait nuisible autant pour la sécurité de nos résidentes que pour le développement de nos municipalités ». Cette dernière a également rappelé qu‘il s’agirait de la deuxième fois qu’on éloignerait de tels services de la population du Haut-Saint-Laurent. « Nous avons d’abord dû accepter, il y a plusieurs années, la fermeture des services d’accouchements à l’hôpital Barrie-Memorial qui ont été transférés à Salaberry-de-Valleyfield. On souhaite désormais nous envoyer encore plus loin. Ce ne sera pas évident de dynamiser une région où on ne cesse d’éloigner les services de santé spécialisés », a-elle-fait valoir.
Pour les trois élus ayant pris la parole au nom de leurs collègues, cette prise de position ne se veut en rien une action allant à l’encontre de la construction d’un hôpital à Vaudreuil-Dorion. « Nous souhaitons de tout cœur que les citoyens de cette partie de notre région puissent disposer de leur propre hôpital pour y recevoir des soins. Toutefois, cela doit s’agir d’un ajout de services à une population et non pas d’une délocalisation des services d’une région vers une autre. Si le plan actuel était mis en place, cela laisserait un goût amer dans la bouche d’une forte proportion des citoyens du territoire couvert par le CISSSMO. Un tel projet structurant n’est cependant pas obligé de faire des gagnants et des perdants. Il y a encore amplement de temps pour apporter les changements nécessaires pour éviter que cela ne se produise », ont conclu les élus.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Une moto impliquée dans une violente collision à Salaberry-de-Valleyfield
L’intersection du chemin Larocque et de la rue Poissant, à Salaberry-de-Valleyfield, a été le théâtre dans les dernières heures d’une violente collision entre deux voitures et une moto. L’impact est survenu vers 10 h 30 et la Sûreté du Québec a procédé à la réouverture du tronçon vers 14 h 30. « Selon nos informations, la ...
LIRE LA SUITE
Lumix revient transformer Salaberry-de-Valleyfield
La Ville de Salaberry-de-Valleyfield sera plongée dans l’illusion le samedi 10 octobre prochain, à compter de 17 h, avec le retour de Lumix sur l’avenue du Centenaire. Pour sa 2e édition sous cette appellation, le public peut s’attendre à une soirée où la lumière, le mouvement, la musique et l’art se rencontrent pour proposer une ...
LIRE LA SUITE
Le conflit opposant la Russie et l’Ukraine analysé lors d'une conférence
Ce dimanche 20 septembre, dans le cadre du Café Agora, on s'intéressera au sujet suivant: L'Ukraine, la Russie et les États-Unis Panique d'un empire américain sur le déclin. La conférence sera animée par Michel Seymour, professeur honoraire de philosophie à l’Université de Montréal où il a enseigné pendant une trentaine d’années. ...
LIRE LA SUITE
