Impasse syndicale
Vaudreuil-Dorion: les cadres s’entendent, les autres précisent
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Alors que les trois syndicats des employés de la Ville de Vaudreuil-Dorion accentuent leur mobilisation dans le cadre des négociations des conventions collectives, les employés-cadres s’entendent avec la direction. Les syndiqués veulent que leurs demandes soient entendues.
Un règlement est survenu le 15 juin entre la direction et les employés-cadres pour une nouvelle entente, valide pour six années. L’ancienne entente était venue à échéance en janvier 2025 pour la soixantaine d’employés-cadres. Le taux d’approbation pour la nouvelle entente n’a pas été dévoilé par la partie patronale.
L’enjeu salarial est au centre de cette convention fraîchement signée. Selon celle-ci, les cadres verront leur rémunération augmenter de 4 % rétroactivement pour 2025, puis de 3 % par année pour le reste de l’entente.
Le maire a souligné sa satisfaction face à cette conclusion.
Les syndiqués précisent leurs demandes
Les employés syndiqués de Vaudreuil-Dorion ne cachent pas que l’enjeu salarial est le principal nœud dans leur négociation avec la partie patronale. Selon eux, les données qu’ils détiennent manifestent une problématique de rétention du personnel. Ainsi, 65 % des employés cols blancs comptent moins de cinq ans d’ancienneté et 18 % d’entre eux occupent un deuxième emploi.
Ils signalent, parallèlement, que le délai entre l’échéance de l’ancienne convention collective et la nouvelle crée un retard salarial de 6,9 %, directement attribuable à l’augmentation du coût de la vie. Dans ce contexte, ils maintiennent que l’offre patronale d’une augmentation salariale de 16 % sur cinq ans ne permettait pas d’atteindre leur objectif commun: favoriser la rétention du personnel tout en maintenant l’attractivité pour les nouveaux employés.
Les représentants syndicaux concluent: « La précarité financière est une réalité indéniable qui touche l’ensemble de la population, et il est temps de passer à l’action. La proposition de l’employeur est loin de répondre aux réalités vécues par nos membres. Elle contribue au maintien de cette précarité financière et alimente un roulement de personnel qui nous éloigne de nos objectifs de stabilité, de rétention et d’attractivité. »
