60e finales des Jeux du Québec à Blainville
Quatre haltérophiles du Sud-Ouest brillent aux Jeux du Québec
Après les trois médailles obtenues par la Perrotdamoise Flavie Delay cette semaine, c’est au tour de quatre autres de nos athlètes de performer au plus haut niveau. Natasha Jin, de Rigaud, Alizée Fortin, de Salaberry-de-Valleyfield, Arielle Cameron et Maïka Turcotte, toutes les deux citoyennes de Vaudreuil-Dorion, sont chacune triple médaillées en haltérophilie aux Jeux du Québec !
À elles quatre, elles comptent 5 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 5 médailles de bronze. En additionnant ces 12 récompenses aux trois médailles d’argent remportées le mercredi 4 mars par Flavie Delay, le Sud-Ouest compte 15 décorations sportives en haltérophilie, soit plus de 65 % de sa récolte complète.
Leurs résultats collectifs illustrent la force de notre région dans cette discipline, mais qu’est-ce qui fait que le Sud-Ouest est si fort en haltérophilie ?
Les athlètes attribuent leur succès à la qualité de leur club et à l'encadrement de leurs entraîneurs, eux-mêmes anciens compétiteurs des Jeux. « Nos coachs nous ont bien préparés, ils ont déjà participé aux Jeux du Québec donc ils savaient à quoi s’attendre. On est arrivées ici très prêtes autant physiquement que mentalement », exprime Alizée.
De plus, contrairement à leurs compétitions habituelles, les quatre filles sont parmi les plus vieilles aux Jeux du Québec, elles peuvent donc compter sur ce brin d'expérience supplémentaire.
La stratégie, parfois plus importante que la force
En entrevue avec Néomédia, les jeunes athlètes ont abordé la dimension stratégique de leur sport, souvent méconnue : le choix des barres de départ, le calcul des poids en fonction des adversaires et la gestion du stress sont des éléments déterminants en vue d’obtenir une victoire.
« Souvent on a rien à perdre et tout à gagner [en optant pour une stratégie audacieuse] », indique clairement Maïka. Niveau concentration, les athlètes se doivent d'être à leur meilleur puisqu’une petite faute technique peut leur empêcher de réussir. À ce sujet, les quatre haltérophiles sont d’avis que la technique est bien plus importante que la force brute.
Compétitionner à l’internationale
Quant à leurs ambitions futures, toutes souhaitent poursuivre l'haltérophilie et viser des compétitions internationales. La majorité d'entre elles estiment que les prochaines années seront primordiales afin de progresser et de s'imposer davantage face au reste des haltérophiles québécoises.
Alizée Fortin veut prendre de la confiance et éventuellement participer à des compétitions hors Québec. « Je ne parle pas nécessairement des Jeux olympiques, mais des championnats panaméricains, des championnats mondiaux, et ainsi de suite. C’est des défis comme ça que je veux entreprendre », explique la campivallensienne. Elle désire également adapter son rythme de vie pour pouvoir s'entraîner davantage.
Les objectifs de Natasha Jin sont clairs : elle veut se rendre le plus loin possible tout en gardant de bons résultats. « Je pense que ça m'aide vraiment beaucoup mentalement et physiquement. Je veux continuer parce que le sentiment que j’éprouve à la fin d’une levée est incroyable », souligne Natasha qui estime avoir réalisé sa meilleure performance à vie aux Jeux du Québec. Le plaisir qu’elle a à pratiquer son sport l’encourage à poursuivre son parcours.
Comme ses coéquipières, Arielle Cameron en est à ses premiers Jeux et, avec ses trois médailles d’or au cou, elle ne peut s'empêcher d'être fière de sa performance. Arielle a plusieurs objectifs à court terme. Si ce sport l'emmène à compétitionner à l’internationale, tant mieux, mais en soi, elle n’a « pas nécessairement d’objectif à plus long terme. Oui, je veux continuer l'haltérophilie, mais je ne sais pas si ça va être une affaire que je ferai toute ma vie […] A la base, c'était pour m'entraîner davantage au crossfit », raconte Arielle.
Idem pour son amie Maïka Turcotte qui elle aussi est passée du crossfit à l'haltérophilie. Pour Maïka, il s’agit du meilleur moyen de dépasser ses limites, mais aussi de rester concentrée : « Ça m'aide mentalement et physiquement. Le fait d'être dans un programme de sport-études aussi, ça me permet de me motiver à l'école », conclut-elle.
Au-delà des performances, les quatre haltérophiles ont souligné le caractère unique de l'expérience des Jeux du Québec : la vie en groupe, les compétitions et l'entraide entre les régions marqueront leurs souvenirs.
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