La LHJMQ: la prochaine étape du parcours pour trois Volts
Travailler sans relâche jusqu’au repêchage de la LHJMQ
Trois joueurs des Voltigeurs du Collège Bourget à Rigaud ont tous donné cette saison dans l’objectif de se faire repêcher dans la LHJMQ. Brayden Woodley, Zachary Botelho et Christophe Potvin sont les trois hockeyeurs qui espèrent entendre leur nom être appelé les 5 et 6 juin prochain.
Le tout aura lieu au Scotiabank Centre de Halifax où évoluent les Mooseheads. Bien que les trois jeunes hommes soient d’excellents joueurs de hockey, rien ne garantit pour autant leur sélection cette année. Malgré leurs propres attentes et celles des recruteurs, les jeunes athlètes tentent toutefois de conserver la même approche sur la glace.
Rappelons que la plupart des candidats disponibles pour cet encan restent éligibles pour une durée de deux ans, soit de 15 à 17 ans. Christophe Potvin en est d’ailleurs à sa deuxième année d’éligibilité, mais le grand centre qui se compare lui-même à Brady Tkachuk ne change pas sa mentalité pour autant.
« C'est sûr qu'au début, ça change un peu, mais après, tu t'habitues. [...] Vu que c'est ma deuxième année, je garde la même mentalité depuis la saison dernière », explique Potvin qui tente de ne pas se laisser intimider par la présence de recruteurs dans les gradins.
Idem du côté du gardien de but Zachary Botelho: la présence des recruteurs ne doit pas devenir une distraction. « Il faut que tu donnes toujours ton 100 %. Ça te pousse à être au meilleur de toi-même […] j'essaie de ne pas regarder dans les estrades et de juste m'amuser en donnant mon 100 % », relate-t-il.
Brayden, lui, essaie de rester la même personne malgré toute la pression générée par ce genre de saison qui peut s'avérer particulièrement déterminante pour le parcours d’un joueur. « Je pense que ça m’a quand même rendu plus discipliné, plus sérieux [...] Plus le draft approche, plus nerveux je deviens, mais en même temps, je suis excité », exprime le grand défenseur de 15 ans. Étant très physique et imposant, il compare son jeu à celui de Kaiden Guhle ou de Moritz Seider.
Woodley a d’ailleurs été approché par plusieurs formations qui l’ont sondé dans l’optique de potentiellement le sélectionner en juin. Zachary a également eu quelques discussions avec d’autres équipes. Selon les joueurs, les échanges visent surtout à apprendre à connaître la personne derrière l’athlète plutôt qu’à poser des questions déstabilisantes. L’objectif ici est d’évaluer le caractère et la personnalité des espoirs.
Explorer d’autres options
Pour certains joueurs qui ne sont pas repêchés en LHJMQ, il peut être tentant d’aller développer ses habiletés sur les glaces européennes ou encore d’aller évoluer en semi-pro ailleurs en Amérique du Nord. En entrevue avec les trois Voltigeurs, Néomédia a évoqué cette éventualité, mais pour les jeunes hockeyeurs, l’objectif premier reste de se tailler une place avec une équipe du Québec ou des Maritimes.
« Si après mes deux ans d'éligibilité, je n'ai toujours pas été repêché, je vais être ouvert aux différentes options, mais pour l'instant, mon plan A, c'est la [LHJMQ] », explique Botelho.
Son coéquipier, Christophe Potvin, abonde dans le même sens. S'il espère lui aussi un jour évoluer dans le junior majeur, il n’écarte pas les autres options pour autant: « Si, dans le futur, j'ai des opportunités d'aller jouer en Europe, [...] c'est sûr que ça ne me dérangerait pas et je serais vraiment excité. »
Outre la LHJMQ et les ligues européennes, il existe d’autres avenues possibles pour de jeunes talents. Ayant joué dans un contexte scolaire avec le collège Bourget, les Voltigeurs pourraient être tentés d’explorer le circuit universitaire américain.
« La NCAA m'intéresse aussi. Continuer d’étudier en jouant au hockey en même temps, ce serait cool. [...] Avec le nouveau règlement, même si ça marche dans la LHJMQ, je pourrais aussi aller jouer dans la NCAA par après », témoigne Brayden Woodley.
Jouer avec les Volts: une expérience formatrice
Le programme de hockey des Voltigeurs du Collège Bourget est bien reconnu à travers la province. Les joueurs y sont bien encadrés et le personnel d'entraîneurs, compétent, est en mesure de développer de réels talents.
Pensons notamment à Justin Larose qui, après avoir enregistré une saison de 109 points en 28 matchs en 2019-2020, a eu une carrière de 321 matchs dans la LHJMQ. Des Tigres de Victoriaville au Régiment de Terre-Neuve en passant par les Voltigeurs de Drummondville, Larose a accumulé 268 points. La saison prochaine l’ailier gauche évoluera pour l'Université du Michigan dans la NCAA.
« On a des pratiques de 16 h à 18 h quotidiennement, après l'école, on fait un workout et on a accès à toutes les ressources nécessaires. C’est certain que ça aide beaucoup », partage Woodley.
Au-delà du sport et de la performance, une camaraderie s’installe au sein d’une même équipe. « Non seulement ça a été une très bonne année pour notre équipe en général, [mais] on est devenus une fratrie, on a vraiment créé de beaux souvenirs », raconte Potvin.
Ce qui fait la différence entre ce programme et d’autres, c’est aussi la qualité des entraîneurs. Selon Christophe, ils aident leurs joueurs « à passer au prochain niveau. Ils veulent vraiment qu'on devienne le meilleur sur tous les aspects : joueurs de hockey, humain, en dehors de la glace et ainsi de suite. »
« Tous nos coachs ont joué au haut niveau de hockey Ils savent comment c'est dans le vestiaire ou sur la glace, ce qui se passe dans la tête d'un joueur de hockey », exprime Zachary Botelho, « Mon coach de gardien a joué quelques parties dans la LHJMQ. Il sait comment je me sens cette année. Il a toujours été là à mes côtés », ajoute-t-il en terminant.

