Entrevue avec Jonathan Lafrance, entraîneur de hockey en France
Fin du parcours aux JO pour des anciennes étudiantes de JAC
Jonathan Lafrance derrière le banc d'une équipe de la division 1 en France, 2023.
Des centaines d’athlètes vivent présentement un rêve en représentant leur pays aux Jeux olympiques d’hiver de Milano-Cortina en Italie. Parmi ceux-ci, on retrouve trois joueuses de hockey qui, malgré leur passeport français, ont été de passage avec les Islanders du Collège John-Abbott à Sainte-Anne-de-Bellevue. L'expérience acquise en Amérique du Nord a aidé l'équipe nationale française à compétitionner dans le tournoi olympique.
En quatre rencontres, Jade Barbirati et la très jeune Anaïs Peyne-Dingival n’ont amassé aucun point. Manon Le Scodan, âgée de 21 ans, a quant à elle obtenu 2 mentions d’aide. La jeune femme qui évolue en saison régulière avec l’université Clarkson dans le réseau collégial américain (NCAA) a ainsi participé à 50 % des buts de sa formation.
Pour Jonathan Lafrance, originaire de Vaudreuil-Soulanges et entraîneur du club de Mont-Blanc dès la saison prochaine, il est clair que les trois joueuses ont eu un impact sur l’attaque de leur équipe.
En combinant l’expérience acquise au Canada et aux États-Unis au style de jeu européen, Barbirati, Le Scodan et Peyne-Dingival ont « apporté une culture différente et une structure adaptée à un niveau supérieur à ce à quoi leurs équipières françaises sont habituées », explique l'ancien joueur de hockey professionnel ayant évolué à la fois dans la NCAA et en France.
Jonathan Lafrance ajoute aussi que la cadence en Amérique du Nord est un peu plus rapide qu’en Europe : « Il y a plus de matchs, les coachs et le personnel d'entraîneurs font un suivi plus rigoureux des joueuses et que dire de la préparation physique! Il y a aussi des retours vidéo sur les aspects fondamentaux du jeu. Ça s'en vient de plus en plus en France, mais le circuit collégial nord-américain a encore bien de l’avance à cet égard. »
Comment se fait-il que la France n'arrive jamais à bien performer à l'international ?
« Ça, c'est une très grande question : ça passe par la formation et ça prend beaucoup de temps. La fédération a essayé de développer [le hockey] un maximum et depuis quelques années ils travaillent sur de nouvelles philosophies d’actions. Également, le hockey est plus ancré dans la culture des pays nordiques ou de l'Europe de l’est. En France, le foot (le soccer), le handball ou même le basket restent devant le hockey », partage Jonathan Lafrance.
La fin du tournoi pour les Bleues
Au moment d'écrire ces lignes, notons que l’équipe de France est officiellement éliminée du championnat de hockey féminin en cours. En s’inclinant 2 à 1 en prolongation contre les Allemandes, le lundi 9 février, les Françaises disent malheureusement adieu à leurs espoirs de participer aux quarts de finale prévus dans les prochains jours.
Malgré tout, en prolongeant le match au-delà du temps réglementaire, les Bleues sont parvenues à obtenir au moins un point pour la première fois de leur histoire olympique. Rappelons qu'elles ont courbé l'échine à quatre reprises, soit par la marque de 4-1 face à l'Italie, par la marque de 3-2 contre le Japon, en étant blanchies 4-0 contre la Suède et finalement en perdant 2-1 en supplémentaire face à l'Allemagne.
La France a été l'équipe féminine la plus pénalisée du tour préliminaire.
Une autre athlète de John-Abbott aux JO
Même si elle n’est pas originaire de la région, Aurélie Moisan, ancienne étudiante du collège, en est à ses débuts olympiques. La Baie-D'Urfienne âgée de seulement 21 ans représentera le Canada à l'épreuve de slalom géant parallèle en snowboard.
Elle est éliminée en 8ᵉ de finale le 8 février dernier en début d’après-midi face à la vétérante polonaise Aleksandra Krol-Walas.
Triple championne du monde junior, Moisan a décroché l’or en slalom géant parallèle et en slalom parallèle aux Mondiaux juniors de la FIS en 2024, avant de répéter l’exploit en géant parallèle en 2025.
Elle a fait ses débuts aux Championnats du monde seniors en 2025, où elle a pris le 17ᵉ rang en slalom géant parallèle. En Coupe du monde, elle a disputé une première épreuve en janvier 2023 à Blue Mountain, en Ontario. Son meilleur résultat demeure une quatrième place obtenue à domicile, à Val Saint-Côme, en février 2025. En janvier 2026, elle atteint les quarts de finale à deux reprises, se classant septième à Scuol, en Suisse, et sixième à Bansko, en Bulgarie.
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