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Un parcours en gymnastique freiné par les blessures et la pandémie

Emma Johnson : de l'athlète à l'entraîneure

Emma Johnson : de l'athlète à l'entraîneure
Photo: Maxim Ouellet

Depuis qu’elle est toute jeune, Emma Johnson pratique la gymnastique et le cheerleading avec le club Gymini de Vaudreuil-Dorion. Après que des blessures aient freiné sa progression, la jeune femme s’adonne maintenant à entrainer la prochaine génération d’athlètes.

Initiée à la gymnastique dès l’école primaire, Emma s’est rapidement découvert une passion, gravissant les échelons à une vitesse fulgurante. À ses débuts, en 2011, elle passe du niveau récréatif à une saison parmi l’élite du circuit compétitif. 

« J'ai commencé à l’école primaire de la Perdriole à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot. Il y avait des petits trampolines et des matelas. La coach là-bas m'a dit que j'étais un peu trop bonne et c’est depuis que je me suis jointe au club Gymini », indique la jeune femme de 20 ans.

Grâce à l’aide de ses mentors, elle demeure posée avant chacune de ses compétitions. Elle cumule distinctions et résultats notables, dont une deuxième place à la poutre aux championnats québécois et une rare mention wow. 

« J’ai toujours eu de solides résultats au sol et à la poutre […] une mention wow, c’est à la discrétion du juge, c’est quand on est assez proche de la note parfaite, c’est rare au niveau que j’avais », explique Emma Johnson.

Cette dernière a aussi fait 3 ans de sport-études en gymnastique puis 2 ans en cheerleading. Comme les athlètes dans sa discipline n’étaient pas nombreux, elle a pu profiter de séances d'entraînement quasi privées à plusieurs reprises. Sa progression monte ainsi en flèche.

Ralentie par les blessures

Malheureusement, l’année 2020 met un frein à la jeune carrière de l'athlète qui, en plus de la pandémie, doit jongler avec des blessures récurrentes aux genoux. Malgré son talent indéniable, l’impact de ses acrobaties sur son corps finit par la rattraper. Elle laisse alors tomber la gymnastique pour se réorienter vers le cheerleading.

« J'ai commencé à 14 ans à avoir des tendinites dans les genoux. La gym, c'était vraiment dur et c'est sûr qu'il y a quand même de l'impact au cheer, mais les chocs étaient beaucoup moins importants pour moi [...] Je pense aussi que j'étais rendue à un niveau où je n'étais plus capable d’autant progresser. J'ai lentement perdu ma passion pour la gym », se remémore Emma Johnson.

Ceci dit, elle connaît son lot de succès avec ses différentes équipes de cheerleading, notamment une participation aux championnats mondiaux, un moment charnière qu’elle décrit comme l’un des plus marquants de sa carrière, tant sur le plan sportif que personnel. Cette discipline, plus expressive et collective, a également joué un rôle déterminant dans le développement de sa confiance en elle.

Former la prochaine génération d’athlètes

D’ailleurs, elle remarque la même chose chez les jeunes filles qu’elle entraîne aujourd’hui. Car oui, si elle poursuit le cheer de manière récréative, Emma s’épanouit surtout dans son rôle d’entraîneure, auprès d’une équipe M12 de niveau 1. Elle accompagne ce groupe d'âge depuis plusieurs années déjà. 

« Il y a plusieurs athlètes que je suis depuis 3 ou 4 ans. Je vois leur progression en direct devant moi. Elles se développent sur le plan sportif, mais aussi et surtout en tant que personnes. Leur caractère change, elles deviennent toutes des jeunes femmes confiantes, souligne finalement Emma Johnson.

Transmettre sa passion aux enfants, observer leur progression et contribuer à leur développement personnel constituent désormais le cœur de sa motivation.

Son parcours sportif semé d'embûches et l'expérience acquise lors de ses nombreuses compétitions autant en gymnastique qu’en cheerleading lui servent aujourd’hui à former la relève.

Emma termine présentement un diplôme en business au Collège John-Abbott, elle envisage un jour d'avoir sa propre petite entreprise de marketing digital. Malgré son emploi du temps chargé, elle assure trouver du temps pour le coaching, l'école et le travail. « J'ai un peu grandie avec le sport-étude, donc je suis habituée à devoir courir un peu partout. J'adore ça, je n’aime pas rien faire et je suis capable de garder un bon équilibre entre mes activités, conclut-elle.

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