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Des premiers pas qui ne laisseront jamais leurs empreintes dans le sable

Le deuil invisible

Une publication Néomédia
deuil perinatal
Photo: Mélanie Calvé

Il y a des absences qui prennent toute la place, même lorsque personne ne les voit. Parmi elle, celle d’un enfant attendu, imaginé, déjà aimé, mais avec qui on ne rentrera jamais à la maison.

Comme si le vide créé par son absence n’avait d’égal que l’immensité de l’amour qui lui était destiné. Comment apprendre à vivre avec l’absence d’un enfant qui a laissé derrière lui autant d’amour et de promesses? C’est la question que se pose les parents qui traversent un deuil périnatal. Et, ils sont plus nombreux que l’on pourrait croire. 

Selon le Réseau des centres de ressources périnatales du Québec, environ 23 000 familles vivent annuellement un deuil périnatal. Parallèlement, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rapporte que 15 à 20 % des grossesses de moins de 20 semaines sont non viables. En ce qui concerne les mortinaissances, elles sont de 4 sur 1000. 

Seuls avec leur chagrin

Souvent incompris dans leur souffrance, les parents endeuillés se retrouvent confrontés à un chagrin que la société peine encore à reconnaître pleinement, les laissant parfois seuls face à une perte qui bouleverse leur vie.

Chaque parent vit cette épreuve différemment, et les conséquences peuvent varier en fonction de son vécu, des circonstances de la perte et du soutien dont il bénéficie.

Surmonter l’insurmontable

Il y a autant d’impacts que de parents orphelins. Personne ne traverse cette épreuve de la même façon. Choc post-traumatique, détresse, tristesse profonde, colère, culpabilité, incompréhension, sentiment de vide ou d’injustice. Pour certains, le deuil prend toute la place, monopolise chaque instant de cette réalité dans laquelle ils sont plongés.

Pour d’autres, il se vit dans le silence, derrière un sourire forcé, au milieu du quotidien qui se poursuit et derrière l'apparence que tout va bien. 

Peu importe comment il est vécu, il porte en lui-même son lot de souffrance et ses espoirs volés. 

Quelques jours pour pleurer

Au Québec, le soutien offert aux parents endeuillés varie selon le moment où survient la perte de l’enfant. Selon le stade de la grossesse, les droits aux congés et aux prestations financières diffèrent. Succinctement, si le deuil survient avant la 20ᵉ semaine de grossesse, la mère peut bénéficier de trois semaines d’absence au travail à ses frais. Pour le père, il doit obligatoirement détenir un billet médical pour obtenir le même droit. 

Lorsque l’arrêt de grossesse survient après 20 semaines, la mère a le droit à un congé de maternité d’une durée maximale variant entre 15 ou 18 semaines. En ce qui concerne le père, le régime actuel lui accorde cinq jours de congés. De ce nombre, deux sont payés. 

Briser le silence pour mieux accompagner les parents endeuillés

Le deuil périnatal est une épreuve qui laisse des traces, souvent invisibles. Derrière la douleur des parents se cache généralement un silence difficile à percer. Pourtant, il est essentiel de reconnaitre leur souffrance et de leur permettre d’en parler librement. Contrairement à ce que l’on raconte, le deuil ne s’efface pas avec le temps. Il demeure présent dans les souvenirs qui ne remplissent jamais les moments de vie qu’on avait imaginés. Les ressources disponibles sont unanimes : si vous vivez un deuil périnatal, n’hésitez pas à demander du soutien. Personne ne devrait pleurer seul et en silence. 

Voici les ressources disponibles :

Les Perséides

Parents orphelins

Deuil-jeunesse

Parents d'Anges

S.O.S Grossesse

 

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