La Petite Ferme Locale offre une multitude d'options de dégustation à même le jardin
Vivre une expérience culinaire unique à Notre-Dame-de-l'Île-Perrot

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Le jeudi 20 août, Néomédia a eu la chance de découvrir un petit coin de paradis en plein cœur de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot. Situé sur le boulevard Perrot, des dizaines d'animaux et de plants de légumes de saison se côtoient sur une terre maraîchère savamment aménagée par Paolo Nicola Pirrello. Dissimulée entre les arbres, c'est dans la cuisine extérieure de la Petite Ferme Locale qu'une rencontre culinaire intime et enrichissante a eu lieu.
« C'est des ateliers de cuisine de saison d'inspiration italienne, toujours [...] tu apprends de A à Z comment préparer un plat. Ce qui est intéressant dans l'atelier, c'est qu'au-delà de ce que tu pourrais lire comme recette, les gens peuvent apprendre tous les gestes, la façon de faire et les petits trucs qui ne sont pas énumérés dans un livre de cuisine », relate Pierre-Paul Larrivière, copropriétaire de la Petite Ferme Locale.
D'autant plus que les deux à six invités assis autour de la table sont invités à poser des questions sur les ingrédients choisis, sur les techniques employées ainsi que sur l'origine de certaines traditions.
« Chaque élément qui compose le souper est bien balancé pour assurer un goût authentique », a justement mentionné une cliente sur place jeudi soir. « On a l'impression d'être comme dans une émission de cuisine, mais en vrai », en a ajouté une autre.
La majorité, si ce n'est l'entièreté des aliments se retrouvant dans l'assiette à la fin de l'atelier, ont voyagé à peine 50 mètres des cultures à la cuisine. Il n'y a donc rien de plus local dans la région. Puisque c'est le jardin qui met la table, chaque repas est unique.
En faisant la cuisine, le chef présente même les différences entre l'agriculture conventionnelle et organique, au Canada et en Italie.
Apprivoiser le concept du Slow Food
Paolo, le cuisto chargé de mettre la table, tente toujours de faire découvrir des saveurs ou des textures de légumes parfois peu utilisées ou appréciées des Québécois. Pour lui, une visite à la ferme signifie surtout « ralentir le rythme, se retrouver, apprendre à cuisiner pour la maison et manger sainement. »
Cette philosophie que Pierre-Paul et lui ont adoptée au tout début de leur aventure leur vient directement du Slow Food. D'origine italienne, ce mouvement fait la promotion d'un retour aux racines. Ayant vu le jour en réaction à la malbouffe et à la cadence de la vie moderne qui s'accélère sans cesse, cette façon de s'alimenter défend les traditions culinaires locales et l'exploitation durable.
La Petite Ferme Locale est la première ferme certifiée biologique de l'Île-Perrot, et la première ferme Slow Food officiellement reconnue au Québec.
D'ailleurs, même si l'agriculture biologique permet l'usage de certains produits, M. Pirrello refuse d'utiliser quelconques intrants synthétiques ou de permaculture, chimiques. Si sa méthode, s'inspirant des principes de la permaculture, ralentit parfois leur production, il assure que ses produits sont d'une qualité absolue.
« J'ai déjà eu des différends avec notre agronome à propos de l'utilisation de produits certifiés bio [...] mais elle me l'a déjà dit: "On s'entend peut-être pas sur tout mais tes tomates sont les meilleures que j'ai goûtées." » exprime Paolo Nicola Pirrello.
Découvrir ce que le jardin a à offrir
En plus de l'expérience culinaire décrite, la Petite Ferme Locale propose d'autres activités qui plairont assurément à vos papilles gustatives: « Cette année, il y a trois expériences qui se sont développées [… Le premier projet, c'était de faire des déjeuners de saison tous les dimanches matin […]. « Les jeudis soir, il y a les 5 à 7 dans la Cucina », souligne M. Larrivière. Il y a finalement une activité de team bonding: une journée d'expérience à la ferme où tout le monde se met à la tâche et termine en partageant un bon repas.
Il est aussi possible de passer à la ferme pour se prendre un panini entre 11 h et 15 h les samedis de la saison estivale.
Désabuser Désabusés du travail corporatif, cette ferme maraîchère a désigné les deux propriétaires pour prendre une pause (même si le travail ne cesse jamais). Leur mission est ainsi de redonner le plaisir de manger à leur communauté, notamment en leur donnant accès à de la nourriture non transformée dans les épiceries.
