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Services préhospitaliers sous tension

Des paramedics contraints d’attendre des heures aux urgences

durée 16h15
8 mai 2025
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Des paramédics de la CÉTAM ont dû rester au chevet de leur patient pendant près de cinq heures, dans les corridors de l'Hôpital du Suroît, à Salaberry-de-Valleyfield, en raison des débordements à l'urgence.

Pour comprendre la problématique, Néomédia a contacté le porte-parole de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM), Renaud Pilon pour faire le point sur la situation.

« Ce matin, à Salaberry-de-Valleyfield, une équipe est demeurée presque cinq heures avec un patient, soit de 7h57 am à midi. La dernière fois qu’une situation semblable s’est produite, c’était l’hiver dernier », souligne-t-il d’entrée de jeu.

« Si une solution existait pour éviter ce genre de situations, évidemment qu’on la mettrait en application », ajoute-t-il.

Au moment d'écrire ces lignes, le taux d'occupation des civières au centre hospitalier régional atteignait 191%, soit le plus élevé de la Montérégie. Près de 80 personnes attendaient à l'urgence, forçant les employés à placer des patients dans les corridors adjacents. Sur les 23 civières fonctionnelles, plus d'une soixantaine d'entre elles étaient occupées par des patients. 

On estimait à 4h48, le temps d'attente moyen à l'urgence et à 33h36 pour les patients sur civière. 

Une pression qui se déplace vers Châteauguay

Le mercredi 7 mai, des paramédics ont été contraints de rester de nombreuses heures au chevet des patients à l’urgence de l’Hôpital Anna-Laberge. Face aux débordements de l'Hôpital du Suroît, les paramédics ont la consigne de se rendre au centre hospitalier situé à Châteauguay, ce qui a pour effet d'y créer un engorgement.

Sept rétentions de civières se sont produites au centre hospitalier entre 9h et 18h. Dans le jargon ambulancier, cela signifie que les paramédics ont accompagné les patients jusqu’à ce que ces derniers soient pris en charge par le centre hospitalier.

« En moyenne, ils sont demeurés aux côtés des patients entre 4h et 6h. Sur les sept patients, six prenaient place sur une civière et un était en chaise roulante... Quand on a constaté la situation, nous avons pris des mesures pour l’atténuer, notamment en ajoutant une équipe sur la route en avant-midi et en après-midi, une initiative financée et approuvée par le CISSS », ajoute M. Pilon.

Une demande de redirection des ambulances se dirigeant vers Anna-Laberge, d'abord refusée, a finalement été acceptée en début de soirée.

« Je peux toutefois rassurer la population à l’effet que la situation du 7 mai n’a pas eu de répercussions sur la route. Aucun appel prioritaire n’a été retardé à cause de cela », conclut Renaud Pilon.

À lire également: 

- Des paramédics contraints d’attendre des heures au triage de l'Hôpital du Suroît

 - Temps d’attente aux urgences: Québec lance un nouvel outil

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