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Sur la rue Galt, à Vaudreuil-Dorion

Un plafond qui cache des souvenirs de famille d'une autre époque

Sonia Gouin a fait appel aux réseaux sociaux, plus tôt en avril, pour trouver les propriétaires de photos d'époque découvertes dans le plafond de sa résidence de la rue Galt
Photo: Néomédia Vaudreuil-Soulanges

Sonia Gouin a fait appel aux réseaux sociaux, plus tôt en avril, pour trouver les propriétaires de photos d'époque découvertes dans le plafond de sa résidence de la rue Galt

Une résidente de la rue Galt, à Vaudreuil-Dorion, a eu, plus tôt en 2025, un bel aperçu du pouvoir des réseaux sociaux. Alors que des travaux étaient en cours chez elle, l’entrepreneur a découvert des photos datant des années 1960. Une trouvaille qui l’a mené jusqu’à la première famille qui a habité sa résidence, dans les années 1940.

« Bonjour, je viens de faire arracher le plafond de mon salon et l'entrepreneur a trouvé ces photos entre les solives. Quelqu'un reconnait ces personnes? J'habite sur la rue Galt . Début années 60 je crois. Y'a un reçu d'impôt au nom de Michelyne Lalonde. Peut-être la dame qui porte l'enfant?», a écrit Sonia Gouin sur la page Facebook Vaudreuil-Soulanges, d'hier à aujourd'hui (histoire et patrimoine) le soir où les clichés en noir et blanc ont été extirpés du plafond de son salon lors des travaux.

« Je savais déjà que ma maison existe depuis les années 1950 et que j’en suis seulement la troisième propriétaire. Les premiers qui y ont habité sont Pierrette et Henri Lalonde qui c’est ce dernier qui l’a construite de ses propres mains. Ils ont demeuré ici pendant trente cinq ans, dont une certaine période avec leurs cinq enfants, deux garçons et trois filles. Par la suite, un autre couple l’a acheté et y est demeuré aussi 35 ans. C’est d’eux que j’en ai fait l’acquisition en 2010 », raconte-t-elle assise dans la salle à manger.

Jusqu’au début avril 2025, le plafond du salon, situé au 1er étage de la résidence, était en stucco. « Ça faisait un petit moment que je voulais le changer et j’ai engagé un entrepreneur pour le faire qui a démarré les travaux au début du mois. Il a découvert les photos le premier jour de rénovations en démolissant le plafond. D’après moi, elles avaient glissé entre les craques du plancher du 2e étage et se sont retrouvées coincées-là. Le même jour, je les prenais en photo et les postais sur Facebook», résume-t-elle.

C’est là que la magie des réseaux sociaux a opéré. Un ancien maire de Vaudreuil-sur-le-Lac qui a habité sur ma rue a commenté la publication, puis de fil en aiguille, a permis d’identifier les gens qui y figuraient.

« Une des membres de la famille Lalonde est entrée en contact avec moi après avoir vu la publication. Elle a confirmé que les photos étaient à sa famille, mais qu’elle en avait déjà plusieurs copies. Puis, peu de temps après, elle m’a écrit pour me dire que sa sœur les prendrait et qu’elle viendrait les chercher. Elle est passée quelques jours plus tard. J’en ai profité pour lui faire visiter la maison et elle m’a partagé de nombreux souvenirs de jeunesse vécus ici », confie-t-elle.

Elle a notamment appris qu’une des fillettes sur les photos étaient l’une des sœurs, aujourd’hui décédée, de la famille Lalonde. L’une des images avaient été prises en 1947 à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Après ces retrouvailles, Mme Gouin qualifie de phénoménal le pouvoir des réseaux sociaux. « Honnêtement, j’aurais été surprise de ne pas avoir de retour et de ne pas trouver les propriétaires des photos, surtout sur cette page où les gens sont investis. Avant de les déposer là, j’ai questionné mes voisins d’en face qui reste sur cette rue depuis cinquante ans. Ils se souvenaient un peu de la famille Lalonde, mais pas de leur nom », mentionne-t-elle.

Il y a quelques années, une dame est passée devant la maison et a interpellé Mme Gouin en lui expliquant que ses grands-parents avaient longtemps habité la maison. « Je n’ai pas conservé son nom, sinon je serais entrée en contact avec elle à la suite de la découverte des photos. Heureusement, tout est bien qui finit bien», note-t-elle.

Aujourd’hui, les photos sont en possession de l’une des filles de la famille Lalonde, qui a 78 ans. Malheureusement, Pierrette et Henri ne sont plus de ce monde, mais au moins, avec les clichés, le clan Lalonde pourra conserver de beaux souvenirs de leurs êtres chers. Une belle preuve que les réseaux sociaux ont parfois une belle utilité.

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