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Fondatrice de L'Actuel

« Moi, je n’ai été que l’allumette qui a allumé le feu » - Marie-Éliane Wart

durée 18h00
24 mai 2022
Jessica Brisson
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Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

« Moi, je n’ai été que l’allumette qui a allumé le feu. ». C’est bien humblement que Marie-Éliane Wart parle de son apport exceptionnel dans la fondation de ce qui allait, 40 ans plus tard, devenir l’organisme phare de la région, le Centre d’action bénévole L’Actuel.

Présente lors du lancement des festivités entourant le 40e anniversaire de l’organisme, Mme Wart s’est confiée à Néomédia sur son implication. « En fait, tout ce que j’ai fait a été de rassembler 11 personnes. Moi, j’étais le 12e apôtre ».

Travailleuse sociale de métier, Mme Wart s’est retrouvée temporairement au chômage en 1982, après que le premier ministre du Québec, René Lévesque ait fait d’importantes coupes budgétaires. « C’est à ce moment qu’on m’a proposé de partir un centre de bénévolat. J’ai donc rassemblé 11 personnes, dont Nicole Doucet et c’est comme ça que le centre est né », confie Marie-Éliane Wart.

Rappelons qu’à sa fondation, le Centre s’appelait le Centre de bénévolat de Vaudreuil-Soulanges.

Immigrante belge et mère de quatre enfants, Mme Wart a rapidement dû reprendre le travail. « Je ne pouvais pas faire partie de l’organisme, je devais travailler. Quand Nicole Doucet a pris le poste de directrice générale, je suis retournée travailler au CLSC la Presqu’Île. J’ai littéralement qu’été l’allumette qui a parti l’étincelle », poursuit-elle.

Fait intéressant, c’est dans l’ancienne caserne d’incendie, près de ce qui fut jadis l’hôtel de ville de Dorion, au 190, avenue Saint-Charles, que se sont installés les membres fondateurs. « Il y avait un escalier tout chambranlant. Nous avions pratiquement le toit sur la tête », se remémore, la flamme dans les yeux, Marie-Éliane Wart.

Une fondatrice tout de même impliquée

Bien qu’elle n’ait pas pu s’impliquer davantage dans les débuts de l’organisme, elle a su rattraper le temps perdu au moment de la retraite. « Le 30 septembre 1999, j’ai pris ma retraite après avoir été travailleuse sociale pendant 34 ans dans Vaudreuil-Soulanges, Valleyfield et Huntingdon. C’est à ce moment que j’ai commencé à m’impliquer. J’ai été bénévole pendant 20 ans, soit jusqu’au début de la pandémie. J’adorais ça », confie la dame.

« J’étais responsable du transport médical vers Montréal. Je connaissais tous les hôpitaux de la métropole. J’ai d’ailleurs encore tous les trajets des patients que j’ai conduit », ajoute-t-elle.

Des vertes et des pas mûres

Il va sans dire qu’en 20 ans de bénévolat, Marie-Éliane Wart a su accumuler les souvenirs et les anecdotes. « Je me rappelle entre autres, d’une dame de Pointe-des-Cascades que je devais conduire à l’hôpital. Elle avait fermé et barré la porte de la caravane alors que mon sac à main et les clés du véhicule étaient toujours à l’intérieur. Le gardien de sécurité me pressait pour que je déplace le véhicule. Mais que vouliez-vous que je fasse ? Nous avons dû attendre CAA. Des histoires du genre j’en ai plusieurs », raconte-t-elle en riant.

Saluée par la relève

Le 16 mai dernier, lors du lancement des festivités entourant le 40e du CAB L’Actuel, la directrice-général, Céline Moreau a souligné l’apport de Mme Wart et a tenu à la remercier chaleureusement.

« C’est toujours fascinant de vous écouter raconter comment les efforts de 12 personnes du milieu ont été mis en commun pour créer le Centre d’action bénévole à l’aube des années 1980. Vous dites humblement n’avoir été que l’allumette qui a allumé le feu et que tout ce projet s’est enflammée grâce aux bénévoles, aux administrateurs et aux employés qui ont mis tout leur cœur dans la mission. Merci à vous et aux 11 membres fondateurs d’avoir été l’étincelle qui nous permet d’être aujourd’hui un organisme phare de notre communauté », soulignait Céline Moreau.

Animée par le désir d’aider son prochain

En plus de s’impliquer auprès de L’Actuel, Mme Wart a fondé, il y a maintenant 20 ans, l’organisme Fraternité Haïti des Trois-Lacs. C’est suite à un séjour de trois mois en Haïti en 2000 que Marie-Éliane Wart a découvert la misère et la pauvreté en Haïti.

Elle s’est dont impliquée auprès des Petites Sœurs de Sainte-Thérèse, à Papaye, en fondant, au Québec, Fraternité Haïti des Trois Lacs dont l’objectif est de parrainer des enfants haïtiens démunis pour leur offrir l’accès à l’école. Elle aura été présidente de l’organisme jusqu’en 2015 et en est aujourd’hui vice-présidente.

Vingt ans plus tard, l’organisme soutient 4 orphelinats/écoles situés dans 4 villages différents et les parrainages sont passés de 8 à plus de 200.   «Aujourd’hui, j’ai toujours 100 filleuls sous mon aile ».

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