Première ligne
La FIQ demande de vacciner le personnel du réseau de la santé
Dans un appel au gouvernement du Québec par communiqué récemment, la direction de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), Nancy Bédard, demande que le pilier du réseau de la santé soit vacciné le plus rapidement possible.
Les professionnels du réseau de la santé sont en première ligne et font face à un nombre toujours plus élevé de personnes déclarées positives à la COVID-19. Ces derniers doivent être protégés efficacement et rapidement pour prévenir toute rupture des services dans le réseau de la santé au moment le plus critique de la pandémie.
« Les professionnelles en soin tiennent déjà le réseau à bout de bras, faut-il encore le répéter? Pour continuer d'offrir les soins et les services essentiels, de même que pour affronter les hausses des hospitalisations au cours des prochaines semaines, nous avons besoin de toutes les professionnelles en soin disponibles », déplore Mme Bédard.
Celle-ci estime que le ministre de la Santé, Christian Dubé, doit éviter les erreurs de la première vague afin d’éviter que la première ligne ne tombe pas d’épuisement ou quitte tout simplement le réseau.
Après l'annulation des congés et des vacances, l'imposition de temps complet obligatoire et les journées de douze heures, les horaires de travail raisonnables et des périodes de repos doivent être permis pour offrir des conditions de travail acceptables malgré le contexte de plus en plus difficile.
C’est pourquoi elle demande au gouvernement et à la santé publique de revoir sa stratégie de vaccination pour prioriser les professionnels de la santé, en plus de fournir des masques N95, octroyant une protection supplémentaire et plus efficace que des masques normaux.
« L'ensemble des efforts demandés par le gouvernement, notamment les interdictions de rassemblement durant les vacances des Fêtes, n'ont manifestement pas donné les résultats escomptés, bien au contraire. Le relâchement observé aura pour effet de mettre une pression supplémentaire sur les professionnelles en soin », explique-t-on dans le communiqué.
Avec plus de 300 cas actifs dans le Suroît selon le dernier bilan et un taux d’occupation de plus en plus marqué dans les hôpitaux de la Montérégie, la situation pourrait s’aggraver dans les prochains jours. Les effets du possible confinement strict envisagé par le gouvernement du Québec ne seront visibles que deux semaines plus tard.
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