De nouveaux obstacles administratifs pour les organismes communautaires
Mme DeBellefeuille estime qu'Ottawa est déconnecté de la réalité

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Claude DeBellefeuille, députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon, a dénoncé vendredi les nouveaux obstacles administratifs qu'on à franchir plusieurs organismes d’aînés en région pour se qualifier au Programme Nouveaux horizons pour les aînés.
Ces groupes, incluant les sections régionales de la FADOQ et du Cercle des fermières, dépendent du programme et ne peuvent répondre à ce qui est maintenant exigé du gouvernement fédérale. Certains ne sont pas en mesure de le faire dans les délais prévus, ce qui met carrément en péril la survie de leurs projets et activités.
La députée bloquiste demande à la ministre responsable de revoir ces critères en tenant compte de cette réalité. D’ici là, Mme DeBellefeuille souhaite que la réforme du programme soit reporté.
« Cette situation crée énormément d’incertitude et d’anxiété au sein des clubs et sections régionales d’organismes d’aînés dont la structure repose essentiellement sur l’engagement bénévole. Ottawa demande qu’ils s’enregistrent comme entreprise, ce qui pourrait prendre jusqu’à 10 mois, alors qu’ils ne disposent que d’un mois pour soumettre leur projet. Ce critère disqualifie aussi d’emblée certains petits groupes, comme certaines FADOQ et Cercles de fermières de niveau local, dont l’organisation mère est enregistrée, mais pas eux. Ces exigences sont totalement déconnectées de la réalité de ces organismes communautaires voués aux aînés qui ne disposent ni du personnel de bureau ni de comptable attitré en mesure de naviguer à travers ces écueils administratifs. C’est un casse-tête inimaginable pour les bénévoles qui travaillent au mieux-être des aînés », avise la députée DeBellefeuille.
La porte-parole du Bloc Québécois pour les aînés, Andréanne Larouche a écrit à la ministre responsable cette semaine afin de lui demander qu’Ottawa laisse le temps aux organismes de se conformer et s’assurer qu’aucun ne soit disqualifié par des critères mal conçus qui deviennent de véritables obstacles administratifs.
« Les clubs d’aînés et sections locales de la FADOQ et du Cercle des fermières jouent un rôle essentiel dans la vitalité des communautés régionales. Actifs dans toutes les régions du Québec, ils contribuent notamment à briser l’isolement des aînés et à renforcer le tissu social de leur communauté. La réforme du Programme Nouveaux horizons pour les aînés du gouvernement libéral ne prend pas en considération la réalité des organismes et des aînés québécois : au lieu de les aider, elle nuit à leurs projets. Nous demandons à Ottawa de repousser la date limite et de réviser complètement son approche », conclut Claude DeBellefeuille.
