Abolition
Position régionale sur le PEQ: des élues de l'opposition réagissent
Développement Vaudreuil-Soulanges (DEV), la MRC de Vaudreuil-Soulanges et le milieu des affaires ont pris position mercredi matin sur l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ). Marie-Claude Nichols, députée libérale de Vaudreuil et Claude DeBellefeuille, députée bloquiste de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon ont fait écho aux préoccupations régionales.
La députée de Vaudreuil et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires municipales, Marie-Claude Nichols, appuie le mouvement des cœurs bleus, lancé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), afin de dénoncer la décision du gouvernement de la CAQ de mettre fin au PEQ.
Rappelons que l’Union des municipalités du Québec a lancé le mouvement des cœurs bleus, le 7 février dernier, afin de dénoncer les effets des décisions de la CAQ en matière d’immigration, et leurs répercussions dans toutes les régions de la province.
« Dans nos municipalités, l’immigration est essentielle à la vitalité économique et sociale, autant en région que dans les grands centres, a déclaré la députée. Je joins ma voix à celle des maires et mairesses pour réclamer plus d’humanité, de stabilité et de prévisibilité, notamment par l’instauration de droits acquis pour les personnes pénalisées par l’abolition du PEQ et de mesures transitoires pour les travailleurs étrangers temporaires déjà en poste. », lance Marie-Claude Nichols.
Pour la députée, il s’agit d’une question de respect envers celles et ceux qui ont choisi de répondre à l’appel du Québec en quittant tout derrière eux.
L'élue, elle-même une ancienne mairesse, a reçu plusieurs témoignages de représentants municipaux des régions du Québec, mais aussi d’institutions d’enseignement et de chambres de commerce qui craignent pour la vitalité de leur économie et même pour la survie de plusieurs commerces. Elle explique: « La CAQ prétend être le parti des régions alors que ses décisions démontrent exactement le contraire, dénonce la députée. Il faut que le ministre Roberge cesse de faire la sourde oreille. En cette période de grande instabilité économique et de pénurie de main-d’œuvre, cette décision arrive au pire moment. Nous avons besoin de ces personnes, qui ont tout quitté pour venir s’installer ici. Elles permettent au Québec de se développer et de prospérer, mais, par-dessus tout, elles font partie de nos communautés. »
La députée s’explique mal que le Québec ait pu promettre à des familles, à des étudiants et à des travailleur(euse)s un avenir sur son territoire s’ils respectaient certains critères, dont celui de parler français, et que les règles du jeu aient été changées sans préavis. Elle trouve injuste et indigne du Québec de jouer ainsi avec la vie des gens. Plonger des milliers de personnes dans l’incertitude face à leur avenir est inacceptable, précise-t-elle.
Une décision irréaliste aux effets néfastes
La députée fédérale Claude DeBellefeuille a réagi au cri du coeur de DEV. « À titre de députée du Bloc Québécois, je partage les grandes préoccupations de DEV concernant le programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) », déclare l'élue bloquiste.
Elle est d'avis que cette décision est non seulement irréaliste pour les employeurs, elle aura aussi des impacts très néfastes pour les PME et des répercussions négatives sur le développement économique de notre territoire.
« Il faut tenir compte des réalités des régions, et arrêter d’utiliser les régions métropolitaines de recensement qui pénalisent injustement certaines municipalités de la circonscription de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon. Le cri d’alarme de DEV est une autre voix qui s’ajoute à celles des différents acteurs économiques de notre région. Nous espérons que le gouvernement fédéral entendra raison et agira en conséquence dans l’intérêt des travailleurs étrangers temporaires et de nos entreprises », résume Claude DeBellefeuille.
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