Protéger le réseau d’aqueducs avec une nouvelle technologie
Coteau-du-Lac évitera de perdre jusqu'à 1,7 million de litres d’eau

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Douze nouveaux systèmes de protection cathodique à courant imposé seront installés prochainement à travers la ville. Cette technologie devrait permettre à la municipalité de préserver plus d’eau potable par année.
Réalisé par Techno Protection, ce projet vise principalement la protection de plusieurs conduites d’aqueduc contre la corrosion, tout en contribuant à réduire les coûts liés aux fuites et les risques de bris sur le réseau municipal. L’intervention devrait permettre de préserver environ 1 700 m³ d’eau potable par an.
On parle de travaux rapides qui ne nécessitent pas d’excavation majeure. Selon Louis-Cedrik Leduc, responsable des communications de la Ville, les coûts liés à cet investissement sont de 534 697,14 $.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Le projet s’inscrit dans la volonté de la Ville de prôner une approche préventive des infrastructures. Plutôt que d’attendre les bris ou de miser uniquement sur le remplacement complet des conduites, Coteau-du-Lac choisit de combattre de front la corrosion.
« Cette approche permet de réduire au minimum les impacts des travaux sur le quotidien des citoyens tout en assurant la pérennité de nos infrastructures. Elle contribue également à diminuer le nombre de fuites, favorisant ainsi l’économie de l’eau potable et la réduction des inconvénients pour la population », explique Iannick Legault, ingénieur et chef de division – Génie et infrastructures à la Ville de Coteau-du-Lac.
Les systèmes installés représentent une économie annuelle estimée à 150 000 $ en traitement d’eau, entretien et réparation d’aqueduc, en plus de contribuer à réduire l’impact environnemental des pertes d’eau et à prolonger la durée de vie du réseau d’aqueduc de la Ville dans un contexte où les infrastructures en eau de la région et du Québec sont sous pression.
Au cours des 30 prochaines années, près de 16 000 km de conduites devront être remplacés si aucune stratégie d’optimisation n’est mise en place. Cette mise à niveau du réseau est estimée à environ 35 milliards de dollars par le Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines.
