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Entrevue avec Ariane Proulx, nouvelle entraîneuse des Citadins

Un nouveau programme de hockey féminin à la Cité-des-Jeunes

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Photo: Maxim Ouellet

Depuis le début de l'année scolaire 2026, la Cité-des-Jeunes propose son propre programme de hockey féminin aux élèves de la première à la cinquième année du secondaire. C'est dans ce contexte que les Citadins accueillent Ariane Proulx au sein de l'équipe d'entraîneurs de ce tout nouveau volet féminin offert en format sport-études.

Ayant toujours gravité autour du hockey féminin et étant bien connue dans la région, notamment à cause des quatre saisons qu'elle a passées derrière le banc des Voltigeurs du Collège Bourget, Ariane Proulx entreprend son nouveau défi professionnel avec beaucoup d'enthousiasme.

« Je coache depuis que j'ai l'âge de 14-15 ans, dans les camps de hockey d'été de Caroline Ouellet, Marie-Philip Poulin et Mélodie Daoust. Par la suite j'ai coaché avec Alex Burrows, ici dans la région. Peu à peu il y a des portes qui s'ouvraient pour moi », explique celle qui s'est jointe aux Citadins à peine une semaine avant le début du camp d'entrainement.

Après avoir joué avec les garçons jusqu’à l’âge de 15 ans, Ariane a fait le saut vers le hockey féminin dans la catégorie M18. Une transition qui lui a permis de poursuivre une passion qu’elle souhaite aujourd’hui transmettre à une nouvelle génération de joueuses.

« J'aurais pu aller ailleurs, il y a des équipes collégiales qui cherchent du personnel, mais je trouvais ça important de venir ici, de continuer à prendre de l'expérience et d'aider ce programme-là à atteindre son plein potentiel », raconte l'ancienne étudiante de la Cité-des-Jeunes.

Développer la relève, hors et sur la glace

Comme il s'agit d'une structure toute neuve, l'objectif du programme n'est pas de produire une équipe compétitive dès cette année. Au contraire, le mandat d'Ariane est d'amener les jeunes citadins à devenir de meilleures athlètes autant grâce à des entraînements sur la patinoire qu'en gymnase ou à l'extérieur.

« Les filles jouent civile avec leur équipe respective, mais le sport-étude leur permettra d'avoir 3-4 pratiques par semaine en plus », résume la nouvelle entraîneuse des Citadins qui vise également l'évolution des qualités personnelles, du leadership et de la confiance démontrée par ses joueuses.

À plus long terme, l’organisation souhaite éventuellement s’inscrire dans une ligue du RSEQ et offrir davantage de possibilités de compétition aux jeunes hockeyeuses. Proulx préfère toutefois envisager cette évolution progressivement. Des matchs ponctuels contre des équipes d’autres écoles pourraient d'abord être organisés au cours des prochaines années.

À ses yeux, la Cité-des-Jeunes pourrait éventuellement devenir un pôle important du hockey féminin dans la région.

« J’ai tout le temps aimé le hockey et ça m'a motivée à vouloir donner au suivant », ajoute-t-elle en soulignant du même coup l’influence des gens passionnés qui ont marqué son propre parcours.

S'inspirer des grandes hockeyeuses

Chaque coach a eu son propre rôle à jouer dans le reste de son parcours, mais pour elle, Caroline Ouellet est le plus beau modèle qui soit. Ariane Proulx se souvient même avoir été sélectionnée par l'olympienne canadienne pour faire partie de la première équipe 100 % féminine du prestigieux tournoi international Pee-Wee de Québec.

Cette fois-là, Ariane se rappelle avoir été coachée non seulement par Ouellet, mais aussi par Kim St-Pierre, Marie-Philip Poulin, Camille Dumais et Valérie Bois.  « À l'âge de 12 ans, c'est sûr que c'est comme "wow" », exprime la Cèdroise qui se rappelle avoir ressenti un certain engouement pour le hockey féminin même à l'époque.

Encore aujourd'hui, elle a la chance de côtoyer des légendes vivantes du hockey féminin et d'apprendre constamment des meilleures. « On s'écrit souvent et j'ai la chance de travailler avec elle dans ses camps de hockey. C'est formateur chaque fois que je suis à côté d'elle et que je lui parle […] c'est une belle et bonne personne », témoigne Ariane Proulx.

Investir dans le hockey féminin

Pour la coach, l'arrivée du nouveau programme de développement de la Cité-des-Jeunes va de pair avec l'essor du sport féminin dans son ensemble.  Elle constate justement que l'avènement de la LPHF incite plus de jeunes filles à s'inscrire, permettant ainsi aux organisations locales de croître.

« Je pense qu'on le voit présentement, quand la Victoire joue à Montréal, ça remplit le Centre Bell. Le monde veut plus de hockey féminin, il aime ça [...] je pense que tant que les médias vont rester impliqués et que les commanditaires vont continuer d'embarquer, les gens vont continuer d'aller voir des matchs et vont encourager encore plus le hockey féminin », estime finalement Ariane Proulx.

Selon elle, la popularité de la discipline passe aussi par une meilleure compréhension de ses particularités. Le hockey féminin n’est pas identique au hockey masculin: il offre une expérience sportive unique qui lui est propre.

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