Première édition réussie
Marché des mémoires: un rendez-vous qui mariait la culture et le patrimoine

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
La Fondation Hormisdas Pilon tenait la toute première édition de l'évènement culturel et participatif, Marché des Mémoires, le samedi 13 juin 2026, de 9 h à 17 h, au Marché aux puces Saint-Télesphore. Retour en images sur l'activité qui a attiré son lot de visiteurs.
Présenté dans un lieu emblématique du territoire rural de Saint-Télesphore, l’événement a réuni des artistes, antiquaires, citoyens et passionnés de patrimoine autour d’une journée de création, de rencontres et de transmission inspirée par les objets, les récits et la mémoire collective.
« Nous avons accepté d'accueillir cette activité chez nous, car pour moi et ma femme, il s'agissait d'une collaboration logique avec ce qu'on fait au quotidien et la mission de l'activité, soit de donner une seconde vie aux objets. Ici, on fait du recyclage, du rapiéçage, de la revalorisation de meubles ou d'autres items que l'on acquiert des gens qui veulent s'en départir, pour ensuite, à notre tour, les revendre. Le Marché aux Puces est ouvert depuis cinquante ans, mais ils nous appartient depuis 36 ans », indiquait Yvon Bériault, ancien maire de Saint-Télesphore lorsque rencontré sur place par Néomédia.
En général, le Marché aux puces, situé à l'entrée du territoire du municipal, sur la route 340, est ouvert uniquement le dimanche. « Cette année, on a beaucoup d'aide de mon beau-frère et ma belle-soeur qui sont maintenant retraités (rire). Ici, on trouve de tout, allant de meubles, à des bibelots et autres items. Je dirais qu'on en a quelques milliers. C'est une passion pour nous. Si un objet vaut la peine d'être réparé ou remis en état, on va l'acheter et s'en occuper.»
À travers des ateliers participatifs, installations, performances, interventions artistiques et espaces de médiation culturelle, le Marché des mémoires proposait une expérience immersive où les objets anciens deviennent des déclencheurs d’histoires, de souvenirs et de dialogue entre les générations.
Le Marché des mémoires souhaitait créer un dialogue vivant entre création contemporaine, patrimoine populaire et mémoire collective, dans un esprit de rencontre, de découverte et de transmission.
« L'idée du Marché des mémoires est né du constat qu'il y a peu d'activités dans la région qui ont pour mission de mettre en valeur le patrimoine, les antiquités et les objets vintage. Personnellement, je me fais un devoir de le faire avec les produits de ma ferme Le Cache-Pot. Ce rendez-vous a aussi un côté éducationnel pour rappeler aux visiteurs que même s'ils appartiennent au passé, ces objets-là peuvent être utilisés dans le présent et même dans le futur», ajoutait la présidente d'honneur de la première édition du Marché des mémoires, Luce Lefebvre de la Ferme Cache-Pot située à Rigaud.
Une première programmation artistique sensible et participative
La Fondation accueillait les artistes suivantes lors du Marché des mémoires:
- Nancy Benoit, avec Mémoire vive a animé un atelier intergénérationnel mêlant écriture automatique et expression corporelle;
- Monica Brinkman, artiste mosaïste proposait la création d’un Barn Quilt communautaire à partir d’objets porteurs de mémoire;
- Natacha Marleau, qui présentait une intervention théâtrale vivante inspirée du personnage de Jacqueline Cardinal;
- Isabelle Parson, était présente avec une activité participative inspirée des One Minute Sculptures;
- Kassandra Reynolds, exposait une série photographique poétique autour du jardin familial et de la transmission;
- Myriam Tousignant, offrait Récit choral, une installation immersive alliant cyanotype, lecture publique et médiation culturelle.
Volet antiquaires
Le public pouvait également rencontrer plusieurs antiquaires et exposants passionnés qui contribueront à faire vivre la mémoire des objets et du patrimoine matériel :
- Your Vintage Compass;
- Boutik Inspirante;
- Le Cache-Pot.
« Les artistes et exposants présents ont été choisis principalement via les réseaux sociaux. Plusieurs y tiennent des boutiques en ligne. C'est une petite communauté que celle des vendeurs d'objets vintage, alors le recrutement a été assez facile. Tous ont la mission de détourner les objets antiques ou vintage de l'enfouissement en leur redonnant vie ou une autre fonction. Par exemple, je fais des arrangements floraux dans de la céramique de collection », mentionnait Mme Lefebvre.
De son côté, Émilie Léger de la Fondation Hormidas-Pilon a aussi précisé en terminant un des objectifs de l'activité. « On voulait attirer les gens de tous les horizons vers les milieux plus ruraux de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, tout en faisant découvrir aux visiteurs, un commerce bien établi dans la région de Soulanges. On avait jamais tenu, ici au Marché aux puces de Saint-Télesphore, ce genre de rendez-vous qui marie la culture et le patrimoine. C'était le lieu parfait pour concrétiser notre vision du Marché des mémoires.»
Rappelons en terminant que la Fondation Hormisdas-Pilon soutient des initiatives culturelles, patrimoniales et éducatives, en valorisant l'art, l'histoire et l'engagement communautaire pour un avenir créatif et durable.
