Spontanéité, humour et fantaisie pour toute la famille
Les Improbables de Gérald-Godin affrontent les joueurs de la LNI

Par Maxim Ouellet, Journaliste
Quatre improvisateurs de renom se sont donnés en spectacle au parc des Éperviers de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot dans le cadre de la tournée estivale de la Ligue nationale d'improvisation (LNI). Salomé Corbo, Frédéric Barbusci, Francis Sasseville et Sophie Caron ont ainsi affronté les Improbables du Cégep Gérald-Godin. C’est donc une formation pleine d'expérience qui a croisé le fer avec une équipe de la relève le samedi 30 mai.
Près d’une centaine de Perrotdamois et de Vaudreuil-Soulangeois se sont déplacés et, pour l’occasion, du popcorn gratuit était distribué aux petits et grands venus assister au match.
C’est la Ville qui a approché le Cégep Gérald-Godin pour lui offrir cette occasion unique et Jean-Philippe Lapointe-Desmarais, coach des Improbables, a sauté sur l’occasion. À sa connaissance, c’est la première fois que les Improbables affrontent des professionnels de la LNI.
« On espère qu'ils vont embarquer avec pas trop d'appréhension [...] Justement, l'improvisation, c'est dans la collaboration. Les interprètes de la LNI vont les amener plus loin dans le jeu », a indiqué l'entraîneur avant le début de la représentation.
Très apprécié par les jeunes de son équipe, certains estiment que c’est grâce à Jean-Philippe qu’ils continuent à faire de l’improvisation. « JP, c'est le meilleur coach d'improvisation que j'ai jamais eu, tout simplement parce que c'est lui qui m'a initié, qui m'a tout appris, et qui m'a donné l'amour de ce sport », exprime l’un des joueurs.
Réaliser un rêve sur l’improvisoire
Pour les jeunes cégépiens, cette joute était très attendue. Plusieurs ont confié vivre un véritable rêve ou du moins un privilège, ayant grandi en regardant les matchs de la LNI à la télévision. « Pour moi, c'est un rêve. Le fait que maintenant je les vois en 3D, c'est fou », témoigne la capitaine des Improbables.
Pour plusieurs, l’objectif restait d’avoir du plaisir. Après tout, ce n’est pas compétitif comme activité artistique. « C’est un match de plus pour moi et ça donne que ça va être avec la LNI, donc c’est très bien », rigole l’un des improbables. « J'ai un peu peur, mais après, je me rappelle qu'on est tous des adultes qui jouons en jogging. Ça va être fun », ajoute une autre collégienne.
Apprendre à être spontané
Un peu à la manière d’un jam en jazz, Salomé Corbo considère que « ce n'est pas grave si le musicien a moins d'expérience. Au pire, on ralentit le beat. L'expérience en impro, c'est une chose, mais c'est la rencontre qui va être importante, on s’adapte ». Si deux équipes semblent s’affronter sur l’improvisoire, elles tentent davantage de construire ensemble et de magnifier l'autre plutôt que de les écraser.
« L'inexpérience, des fois, amène une espèce de candeur. L'univers créatif n'est pas moins intéressant et moins stimulé parce qu'ils ont moins d'expérience. Des fois, c'est le fun pour nous autres de sauter là-dedans aussi », renchérit Francis Sasseville.
Recruter de jeunes talents
Lui et Salomé Corbo ont rappelé que c’est dans un événement similaire que la LNI a découvert un certain Pierre-Luc Funk. Il a été vu en jouant au Cégep, puis l'année d'après, il remplaçait à la LNI !
« Il y a beaucoup de joueurs d'impro au Québec, mais si on voit un joueur qui a du talent, c'est sûr qu'on va lui dire. On ne va pas faire comme, “on tient ça mort, pourvu qu'il ne vienne jamais nous péter en mixte à la LNI” [...] c'est un jeu extraordinaire et tout le monde devrait s'accomplir là-dedans à la mesure de son talent », souligne Salomé Corbo en terminant.
Après Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, la tournée de la LNI se poursuit notamment à Saint-Eustache et à McMasterville, avec à chaque fois une nouvelle formation de comédiens issus du bassin d'une quarantaine d'improvisateurs que compte la ligue.
