Michel-Maxime Legault complète la « trilogie de Saint-Polycarpe » depuis la France
De grands projets sur la table pour un auteur de la région

Par Maxim Ouellet, Journaliste
Bien connu des amateurs de théâtre de Vaudreuil-Soulanges et plus particulièrement de Saint-Polycarpe, sa ville natale, Michel-Maxime Legault publiera bientôt le deuxième roman de sa trilogie intitulé Michelines.
Le bouquin, qui paraît au mois d'août, explore le rapport entre l’auteur et les femmes qui ont marqué sa jeunesse. « Je fais un hommage aux madames, aux cheveux auburn et aux sourcils dessinés qui n'ont pas eu la vie qu'ils voulaient avoir, mais qui ont assuré [malgré tout] », témoigne Michel-Maxime dans ses propres mots.
Si le premier livre de la trilogie a été écrit de manière instinctive, il restait encore bien des choses à raconter, aussi anecdotiques soient-elles, estime M. Legault.
Ainsi, le deuxième opus survole certains passages de la vie de sa mère, de sa tante, mais aussi et surtout de l’une de ses amies, décédée d’un cancer. « Elle m’a dit qu’elle n’avait pas eu la vie qu’elle espérait avoir et ça m'a rendu infiniment triste », avoue l’auteur.
S’isoler en France pour l’écriture du prochain volet
Après Michelines viendra le chapitre final de ce triptyque. Si le deuxième livre parle des femmes d’une certaine génération, Michels se penchera davantage sur ces hommes voués au silence.
« Il fallait vraiment saisir le sous-texte pour comprendre ce qu'ils voulaient dire. Ils n'étaient pas près de leurs émotions… Michels, ça va être un hommage aussi, mais différemment aux hommes de cette époque-là »
Michel-Maxime Legault poursuit l'écriture du troisième volet de sa trilogie littéraire depuis Vincennes, en banlieue de Paris, où il est accueilli en résidence par le Festival América pour deux mois et demi. En échange du logement et d'une allocation, il anime des ateliers d'écriture et fait de la promotion pour son livre publié par les Éditions du Quartz.
Écrire à la fois pour la scène et pour les librairies
Tout comme son prédécesseur, Michelines sera adapté au théâtre. Diplômé du conservatoire, Michel-Maxime Legault doit tout de même jongler avec deux types d'écriture différentes: « Marie-Thérèse Fortin qui fait la mise en scène et Marie-Noël Blais, mon éditrice, me disaient des choses différentes parce qu'écrire pour le théâtre, c'est pas la même affaire qu'écrire un livre », explique celui qui a donc travaillé deux versions différentes de la même œuvre en simultané.
« Je pars de l'anecdote pour toucher le plus de monde possible », résume l'auteur, qui voit dans ces récits intimes un portrait plus large d'une époque, d'un territoire et d’une société.
Bien que son spectacle partira en tournée en France puis au Québec, des représentations sont d'ores et déjà prévues dans la région, notamment à Valleyfield, au théâtre Valspec. Il souhaite néanmoins que Michels soit joué pour la première fois sur la scène de son école d'enfance, là où il a fait ses premiers pas au théâtre.
Rester à l'affût des projets à venir
À son retour sur le sol québécois, Legault signe la mise en scène d'un spectacle de l'Orchestre symphonique de Montréal soulignant le 50ᵉ anniversaire du Parc olympique.
Il travaille également sur un roman commandé et prépare discrètement un grand projet comme acteur. Il ne peut pas en dévoiler davantage, mais il s’agit d’un classique de la dramaturgie québécoise. La tournée est attendue dans un peu moins de deux ans.
