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Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail

Décès à la General Dynamics: la CNESST dépose son rapport

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20 juin 2025
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Jessica Brisson
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Par Jessica Brisson, Éditrice adjointe

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu publiques ce mercredi les conclusions de son enquête sur l’accident ayant coûté la vie à un travailleur de General Dynamics, survenu le 29 octobre 2024 à Salaberry-de-Valleyfield.

Le jour de l’accident, deux travailleurs effectuaient le déplacement sur rails d’un locotracteur et de ses chariots sur le site de l’établissement. Alors que le conducteur du locotracteur avait entamé le mouvement de pousse des chariots, l’autre travailleur, situé à proximité d’un aiguillage, s’est déplacé et a été happé par le chariot de tête, se retrouvant dans sa trajectoire. Les secours ont rapidement été dépêchés sur les lieux, mais le travailleur est malheureusement décédé des suites de ses blessures.

Une méthode de travail déficiente en cause

L’enquête a révélé que le décès a été causé par le fait que le travailleur a été écrasé par le chariot de tête du train alors qu’il se trouvait dans l’angle mort du matériel roulant. De plus, la méthode de travail utilisée au moment de la manœuvre était déficiente, notamment en raison de l’absence de communication efficace entre le conducteur et le travailleur au sol.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit l’utilisation du matériel roulant impliqué, ainsi que tout déplacement sur rails sur le site de l’établissement. Elle a également exigé de l’employeur qu’il s’assure que ses superviseurs aient complété la formation et l’entraînement nécessaires pour accomplir leur travail de manière sécuritaire. L’entreprise devait aussi procéder à l’inspection de l’ensemble du matériel roulant, conformément aux règles de l’art. Selon la CNESST, ces exigences ont été respectées.

Prévenir les accidents similaires

Pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise, la CNESST rappelle qu’il existe des mesures préventives éprouvées. Il est recommandé d’utiliser un système de communication fiable, que ce soit par signaux ou par radio, entre le conducteur du locotracteur et le serre-frein, soit le travailleur chargé de superviser le déplacement et l’immobilisation du train.

De plus, tout le personnel exerçant une fonction essentielle à la sécurité ferroviaire, tel que défini dans le Règlement sur la sécurité ferroviaire, devrait suivre une formation adaptée à ce type d’environnement de travail. Enfin, il est important de mettre en œuvre, par écrit, une méthode de travail sécuritaire qui soit bien comprise et connue de l’ensemble des travailleurs concernés.

En vertu de la loi, l’employeur a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses employés. Il doit aussi veiller à ce que l’organisation du travail, les équipements, les méthodes et les techniques utilisés soient sécuritaires. Les travailleurs, pour leur part, doivent collaborer avec l’employeur afin d’identifier les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Une diffusion large des conclusions
Dans un objectif de prévention à l’échelle de l’industrie, la CNESST transmettra les résultats de son enquête au ministère des Transports et de la Mobilité durable (division transport ferroviaire), à Transports Canada (division ferroviaire), au Centre d’expertise ferroviaire RAIL, aux associations sectorielles paritaires ainsi qu’aux gestionnaires de mutuelles de prévention.

Ces organismes seront appelés à partager les conclusions auprès de leurs membres, dans l’espoir de prévenir d’autres accidents du même type.

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