Chaque an, des objets du quotidien prennent le chemin des égouts
Vos toilettes ne sont pas des poubelles, rappelle Sainte-Martine
Chaque an, plusieurs objets du quotidien arpentent les égouts de Sainte-Martine jusqu'à l'usine d'épuration.
Qu’ont en commun des lingeries jetables, des cure-oreilles, des préservatifs, des serviettes hygiéniques, des tampons, des applicateurs, des restes de nourriture et des matières dangereuses? Ce sont tous éléments qui prennent le chemin de l’usine d’épuration de Sainte-Martine et qui coûtent plusieurs milliers de dollars à la municipalité.
Devant cette problématique où des objets du quotidien se retrouvent dans les toilettes, Sainte-Martine demande la collaboration des citoyens face au respect de l’environnement et à l’entretien de ses infrastructures. Chaque an, les travaux publics doivent composer avec des problèmes d’obstruction de réseau d’égout
Des débris provenant des toilettes et voyageant dans le réseau se retrouvent inévitablement dans les stations de pompage et à l’usine d’épuration de la Municipalité. Au total, huit stations de pompage du réseau d’égout permettent d’acheminer les eaux usées de la Municipalité vers l’usine d’épuration.
« Ces stations sont munies de pompes et de plusieurs outils de contrôle et de mesure. Lorsque ces installations sont obstruées par des déchets non décomposables, elles cessent de fonctionner et empêchent le réseau d’opérer. C'est pourquoi les employés municipaux doivent régulièrement travailler les soirs et la fin de semaine afin de remettre en marche les installations », déplore-t-on sur le site Internet municipal.
Les coûts relatifs à ces heures de travail supplémentaires doivent être assumés par l’ensemble de la population martinoise. Le réseau d’égout a été conçu à l’origine pour traiter les excréments humains.
« Notre système d’épuration n’est pas conçu pour traiter ce genre de matière. Ce sont surtout les lingettes jetables, comme celles pour bébé, qui posent problème, l’emballage indique souvent qu’elles sont biodégradables, mais elles ne peuvent pas pour autant être jetées à la toilette » mentionne la mairesse, Maude Laberge.
Tous ces déchets jetés dans les toilettes plutôt que dans les différentes collectes de matières résiduelles ont un impact sur la performance du réseau augmentant ainsi le coût d’entretien de celui-ci. « Les citoyens mettent aussi en péril le bon fonctionnement et l’état de leurs propres installations en agissant de la sorte. Ces déchets sont bien souvent la cause d’obstructions des conduites résidentielles qui mènent parfois à des refoulements à l’intérieur des résidences. C’est pourquoi la Municipalité souhaite sensibiliser la population à adopter de meilleures habitudes au quotidien. La collaboration des citoyens réduira grandement la pression sur les installations d’assainissement », ajoute-t-on.
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