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Remorqueur: un métier qui comporte son lot de risques

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25 janvier 2019
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Au quotidien, s’il y a un métier qui comporte son lot de risques c’est bien celui de remorqueur. En plus de braver les intempéries comme le vent, la poudrerie, la glace noire et la neige, ils doivent aussi composer des conducteurs aux comportements risqués et dangereux.

Thierry Vicente, propriétaire de Remorquage Vaudreuil, pratique ce métier depuis 30 ans. Depuis longtemps, il arpente les municipalités de Vaudreuil-Dorion, L’Île-Perrot et Pincourt pour remorquer des véhicules accidentés. Chaque jour, il est confronté à des conducteurs aux comportements risqués ou dangereux.

« Les automobilistes s’en foutent quand ils nous voient. Ils ne ralentissent pas, ne se tassent pas de voies et certains même vont nous frôler le manteau. Je dirais qu’un tiers des conducteurs respectent la loi qui oblige à ralentir et changer de voie à la vue d’un véhicule immobilisé en bordure de route avec les gyrophares activés », résume-t-il.

Depuis le début de la semaine, Remorquage Vaudreuil a été très occupé à extirper des automobilistes de leur fâcheuse position. « Les gens se croient invincibles et ne ralentissent pas lors de tempêtes de neige. Mon entreprise travaille beaucoup avec la police et je leur ai dit que je ne voulais plus aller remorquer sur les autoroutes parce que les gens roulent trop vite et ne font pas attention à ce qui les entoure et à nous », explique-t-il.

Mais il est loin de jeter entièrement le blâme sur les automobilistes. « Depuis l’an 2000, les remorqueuses sont équipées de deux paires de manettes afin de nous permettre de faire notre travail de façon sécuritaire. Une est située du côté conducteur et l’autre du côté passager. Lorsqu’on intervient sur les lieux d’un accident, il faudrait utiliser celle du côté passager, mais ne le fait jamais. C’est plus rapide de le faire du bord du conducteur, mais on s’expose au danger », philosophe celui qui extirpe entre 40 et 50 véhicules des fossés et terre chaque mois en moyenne.

Saviez-vous qu’aux États-Unis, un remorqueur décède sur les routes du pays chaque jour? « Au Tennessee, il y a même un « Hall of fame » pour rendre hommage aux remorqueurs qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions. Par chance, il ne m’est rien arrivé de grave depuis 30 ans, mais j’ai eu quelques frousses », ajoute-t-il.

Trois conseils aux usagers de la route

Quels conseils M. Vicente, qui passe sa vie sur la route, a -t-il pour les conducteurs? « C’est assez simple. Premièrement, si vous apercevez des gyrophares jaunes en bordure de la route, ralentissez et changez de voie si vous le pouvez. Si c’est impossible, la loi dit qu’il faut ralentir de 20 km\h de la limite permise. Deuxièmement, pourquoi ne pas partir plus tôt les matins de tempête ou de verglas? Troisièmement, reportez vos déplacements non nécessaires les jours où le climat ne coopère pas », conclut-il en espérant que le message se rendre jusqu’aux destinataires.

 

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