Un moine traverse le pays en faisant la promotion de la paix
Marcher de Toronto à Montréal en passant par Vaudreuil-Soulanges

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Certains Vaudreuil-Soulangeois ont peut-être aperçu un homme vêtu de toge orange se déplacer à pied entre Rigaud et Vaudreuil-Dorion cette semaine. Jouant d'un instrument unique tout en récitant des mantras, ce moine bouddhiste traverse une partie du Canada à la marche dans le but de faire la promotion de la paix.
Kanshin Ikeda a quitté Washington DC en direction de Toronto le 14 juillet. Il avait précédemment accompli un autre pèlerinage de la Caroline du Nord à la capitale américaine. Le début de son pèlerinage au Canada a été retardé en raison des feux de forêt, mais le moine a finalement débuté son périple le 18 juillet aux Jardins de la Paix de Toronto, au Square Nathan Phillips.
Le mercredi 12 août, Kanshin Ikeda était tout près de Rigaud. Il s'est ensuite promené le long de la rue Main à Hudson puis du chemin de l'Anse à Vaudreuil-Dorion jeudi, muni de son tambour uchiwa-daiko. Ce vendredi 14 août, son objectif est de se rendre à Dorval. En tout, il estime marcher environ 25 km par jour.
De Toronto à Montréal, la quête du Japonais d'origine l'a mené au cœur de Vaudreuil-Soulanges. Ici, il a rencontré de nombreux citoyens, dont un journaliste de Néomédia, par hasard. Lors d'une entrevue improvisée, Kanshin Ikeda raconte ce qui l'a motivé à entreprendre ce pèlerinage pour la paix: « J'essaie de répandre la vision du monde de mon mentor, le Guruji Nichidatu Fujii ».
Il nous a d'ailleurs partagé les mots du vénérable fondateur de l'ordre pacifiste Nipponzan Myohoji sur la civilisation.
Elle ne signifie pas
Avoir de l'électricité
Ou des avions
Ou des bombes nucléairesLa civilisation signifie
Ne pas tuer des gens
Ne pas détruire les choses
Ne pas faire la guerreLa civilisation signifie aussi
Entretenir une affection et du respect mutuels
« Toutes les rencontres que je fais sont très précieuses pour moi […] Certaines personnes m'hébergent et me font à manger, tandis que d'autres que je croise sur la route me donnent des collations, des breuvages et même des sous pour que je puisse poursuivre ma marche », explique le bouddhiste.
C'est surtout son amie, Ellen Cilley, administratrice du groupe Facebook Peace Pilgrimage Canada 2026 – Toronto to Montreal, qui l'aide à trouver des accommodations et des endroits où passer la nuit. « Ça m'est arrivé une seule fois de ne pas trouver d'endroit où dormir pour la nuit. J'ai cherché une heure, mais je n'ai pas trouvé. Finalement, à 21 h, j'ai décidé de me coucher à l'extérieur », relate Ikeda.
Ce n'est pas la première fois qu'Ikeda marche à travers le pays en jouant de l'uchiwa-daiko puisqu'il y a deux ans, lui et une vingtaine d'autres personnes, dont des membres des Premières Nations, ont parcouru la Nouvelle-Écosse du Nord au Sud. Son ordre bouddhiste est reconnu pour organiser ce genre de marche pour la paix à travers le monde, notamment en Asie où les moines plus âgés du groupe participent encore à certains événements.
Le dimanche 16 août marquera le dernier jour du pèlerinage de paix inspirant d’Ikeda au Canada. « Je marcherai du Quartier des Spectacles de Montréal jusqu'au temple bouddhiste sri-lankais. Je serai hébergé là jusqu'au 17 août », indique le pèlerin qui retournera ensuite en Inde où il réside présentement.
