Dossier train à grande vitesse Alto
L'UPA Vaudreuil-Soulanges est toujours à la recherche de réponses

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Des producteurs agricoles de la région et quelques familles potentiellement touchées par le projet de train à grande vitesse d'Alto se sont réunis le mardi 11 août dernier à Rigaud pour discuter de leurs enjeux et rassembler l'information dont ils disposaient. La rencontre a permis de confirmer que l'UPA Vaudreuil-Soulanges s'oppose au projet, mais une chose est sûre, les interrogations demeurent nombreuses.
« Toutes les questions légales sont non répondues ! », témoigne d'emblée Jérémie Mercier, représentant du syndicat de l'UPA de Vaudreuil-Soulanges. Plusieurs s'inquiètent de l'étendue des pouvoirs d'expropriation qui seront peut-être déployés dans le cadre de ce dossier. « On ne sait même pas comment ça prendrait forme », déplore M. Mercier.
Les membres de l'UPA s'étant déplacés mardi peinent toujours à rencontrer des représentants officiels du promoteur Alto qui détiennent probablement toutes les réponses aux nombreuses questions évoquées par les citoyens de Pointe-Fortune et de Rigaud visés par des études environnementales.
« Le 19 septembre, une grande mobilisation chez Daniel Legault, un membre de l'UPA, s’organise. Ils veulent 500 tracteurs sur le site en provenance des secteurs touchés par le tracé potentiel », conclut M. Mercier.
Deux municipalités de la région se mobilisent
Idem pour ce qui est de la mairesse de Pointe-Fortune, Sandra Lavoratore, et le maire de Rigaud, Charles Meunier. Ce dernier estime d'ailleurs qu'une réunion impliquant la population et Alto est peu probable avant la fin du mois de novembre… quand le tracé préférentiel aura enfin été rendu public.
« Le promoteur a proposé de rencontrer le conseil municipal afin de nous offrir plus d'informations sur le projet, mais on ne veut pas se retrouver à devoir faire le pont entre Alto et les citoyens ; c'est leur projet, c'est à eux de venir l'expliquer », souligne M. Meunier en entrevue avec Néomédia.
Conscient que la situation crée un stress et des drames personnels dans sa communauté, le maire de Rigaud croit qu'il est « important pour le conseil de comprendre les préoccupations et les questions des gens concernés pour être capable de considérer tout ça dans notre planification de la suite. Je suis très sensible à cet enjeu », ajoute-t-il.
Rendez-vous citoyen le 17 septembre
Bien que le projet se développe lentement et dans leur cour, de nombreux citoyens des deux municipalités touchées sont peu informés sur le TGV et son tracé. Si l'un des multiples scénarios envisagés se concrétise, c'est tout un pan du secteur qui risque d'être chamboulé.
« Ça soulève des questions sur le plan de la mobilité, il ne pourra pas y avoir des passages à niveau à tous les 50 mètres [… On a besoin d'informations quant à la portée écologique du projet : est-ce vraiment le meilleur choix ? Est-ce que ça va nous permettre de réduire les gaz à effet de serre de manière considérable ? », demande M. Meunier.
C'est dans ce contexte que les villes de Pointe-Fortune et de Rigaud ont décidé de mettre sur pied une rencontre citoyenne qui aura lieu le 17 septembre à la salle de l'Amitié de Rigaud.
