Insécurité alimentaire et inflation
La hausse des coûts de l'épicerie affecte les Québécois

Par Maxim Ouellet, Journaliste, initiative de journalisme local
Avec une hausse des prix de l’épicerie de 3,5 % sur un an selon Statistique Canada, l’inflation alimentaire reste l’une des principales préoccupations des consommateurs canadiens. Un sondage mené par Milesopedia démontre que la pression sur les foyers canadiens s'accentue de plus en plus.
L'enquête révélée par le site de référence tend à démontrer la perception des consommateurs face à une insécurité alimentaire grandissante.
Selon un sondage mené auprès d’un peu plus de 200 personnes, 96 % des répondants ont constaté une hausse du prix de leur épicerie au cours de la dernière année, dont 61 % qualifient cette augmentation de significative.
Si la hausse est presque universelle, son effet sur les finances varie d’un ménage à l’autre. En ce sens, sept participants sur dix ont changé leurs habitudes d’achats au cours de l'année 2026. La moitié des répondants disent être en mesure de s’ajuster sans se laisser prendre par le stress et l'anxiété.
Ceci dit, près d’un ménage sur trois décrit le coût de l'épicerie comme ayant un impact important sur le budget mensuel. Une minorité des gens (3,4 %) témoignent devoir faire des choix difficiles pour ne pas avoir recours au crédit. La situation ne force pas encore la majorité des ménages à des choix difficiles. Néanmoins, la pression du coût de l’épicerie demeure bien présente et largement ressentie.
Adopter une stratégie pour absorber les hausses
Dans ce contexte qui permet la prolifération d’une certaine incertitude, de plus en plus de familles comparent davantage les prix d’une épicerie à l’autre et préfèrent les marques maison.
D’autres adoptent d’autres stratégies utilisant notamment des coupons, des applications de rabais ou encore en courant les spéciaux. Un peu plus de 15 % des répondants au sondage ont quant à eux commencé à acheter en vrac. Les gros formats montent aussi en popularité.
24,4 % des répondants ont indiqué devoir couper dans certaines catégories de nourritures comme la viande.
S'inquiéter de l’avenir
Au-delà de la hausse déjà observée, c’est surtout l’évolution future qui inquiète. Plus des trois quarts des répondants (77,6 %) se disent assez ou très préoccupés par une nouvelle augmentation dans les prochains mois.
L’inflation alimentaire n’est donc pas perçue comme un phénomène passager, mais comme une préoccupation durable. Les banques alimentaires partout au Québec, y compris dans la région de Vaudreuil-Soulanges, le répètent depuis des mois: toujours plus de personnes avec un emploi stable, une maison et un véhicule ont recours à leurs services. Monsieur et madame, tout le monde est concerné.
