Stabilité des emplois
PEQ: Desjardins partage les préoccupations de DEV
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Développement Vaudreuil-Soulanges (DEV), la MRC et la communauté d'affaires régionale se sont coalisés pour demander au gouvernement Legault de revoir sa décision quant à l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ). Ils ont reçu un appui inattendu cette semaine.
Rappelons qu'à défaut d'un retournement complet du gouvernement sur l'abolition du PEQ, les acteurs locaux réclament une exception territoriale. Ils expliquent leur doléance par la proximité de l'Ontario qui aura beau jeu d'attirer les travailleurs immigrants de la région. Un tel scénario annulerait, pour les entreprises, des années et des milliers de dollars de travail pour attraction de ces personnes en sol vaudreuil-soulangeois.
Après la Communauté métropolitaine de Montréal, Denis Dubois, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, a semblé faire écho à l'argumentaire régional cette semaine. « Mettre fin au Programme de l’expérience québécoise, ce n’est pas seulement perdre des travailleurs bien intégrés : c’est fragiliser des entreprises et affaiblir les régions. Il est essentiel que le gouvernement revoie cette décision afin de soutenir la rétention de la main-d’œuvre et la vitalité économique du Québec », a-t-il déclaré dans sa présentation des résultats financiers de l'institution financière.
Appelée à commenter la sortie de Denis Dubois, Joanne Brunet, directrice générale de DEV, a souligné les points de convergence. Elle explique: « Nous partageons le constat du Mouvement Desjardins : perdre des travailleurs déjà intégrés fragilise directement nos entreprises. Mais pour Vaudreuil-Soulanges, la réponse doit aller plus loin que la reconduction du PEQ. Avec plus de 10 000 emplois à pourvoir, l’ouverture imminente de l’hôpital et une concurrence directe avec l’Ontario, nous proposons la mise en place d’un projet pilote — ou d’une exclusion territoriale — permettant à la fois de retenir les travailleurs déjà présents et de soutenir un recrutement international ciblé, essentiel à la poursuite de notre développement économique. »
Les acteurs économiques locaux désirent maintenant rencontrer les députés de la région afin de leur justifier leur demande d'exclusion.
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