Crise du secteur communautaire
Un nouveau plan d’action gouvernemental se dessine
Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2026-2027, le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) a présenté ses demandes prioritaires hier au cabinet du ministre des Finances. Le RQ-ACA veut assurer la pérennité et le développement de l'action communautaire autonome dans la province.
Les requêtes du RQ-ACA au gouvernement incluent :
- un investissement supplémentaire de 2,6 milliards de dollars dans la mission globale des 4 500 organismes ;
- l’indexation des subventions selon l'indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC) ;
- la priorisation du financement à la mission globale pour qu'il représente entre 80 % et 100 % de l'enveloppe gouvernementale totale dédiée à l’ACA.
« Nous sommes en train d'abandonner trop de gens », affirme Caroline Toupin du RQ-ACA. « Il est urgent que le gouvernement renforce le filet social en investissant dans l'action communautaire autonome, les services publics et les programmes sociaux. Cela permettrait de garantir les droits humains et de réduire les écarts socio-économiques qui ne cessent de s'accroître », a-t-elle plaidé.
Un appel à un nouveau plan d'action gouvernemental en action communautaire
La dernière année du Plan d'action gouvernemental en action communautaire (PAGAC 2022-2027) approchant, le RQ-ACA a demandé au ministre Éric Girard de s'engager dans l'élaboration d’un prochain plan.
Cette demande est jugée urgente par le RQ-ACA qui estime avoir attendu près de 15 ans avant que le gouvernement ne s’engage, ce qui crée aujourd’hui un déficit d'investissement difficile à combler. Au moment d’écrire ces lignes, les représentants du RQ-ACA indiquent n’avoir reçu aucune confirmation de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'action communautaire.
« Ce plan devrait prévoir des investissements structurants, une reconnaissance financière adéquate et des mécanismes de financement prévisibles et stables pour les 4 500 organismes d'ACA qui emploient plus de 50 000 personnes à travers le Québec », souligne-t-on dans un communiqué publié plus tôt en février.
« L'action communautaire autonome est un pilier essentiel du tissu social et économique du Québec. Un investissement adéquat dans notre secteur n'est pas une dépense, mais un levier de justice sociale. Nous attendons du gouvernement qu'il reconnaisse cette réalité et qu'il agisse en conséquence dans le prochain budget », complète-t-on.

