Les origines de la Saint-Valentin, pas aussi joyeuses qu’on aurait pu le croire
Saint-Valentin: une célébration païenne supplantée par une fête catholique
Chaque année, des milliers de couples dans la région célèbrent leur amour en profitant d’une soirée au restaurant, en s’offrant des cadeaux ou encore en profitant du confort de leur maison pour s’enlacer. La date du 14 février n’est pas choisie au hasard pour la Saint-Valentin. En fait, l'origine de cette fête, aujourd’hui très commerciale, remonte à une tradition lointaine.
À l’époque, au XIVᵉ siècle, la date à laquelle les gens partagent leur amour est choisie à cause d’un mythe populaire : c’est la date à laquelle les oiseaux se mettent, eux aussi, en couple. Débutant d’abord en Grande-Bretagne catholique puis s'étendant au reste de l’Europe, c’est la première fois que des cadeaux sont offerts pour démontrer son amour à l'être cher dans le cadre de la Saint-Valentin. C’est aussi à ce moment-là que naît la tradition de l’échange de mots doux entre le Valentin et sa Valentine.
Si l’on remonte encore plus loin dans l’histoire, la Saint-Valentin telle que nous la connaissons aujourd’hui n’existe pas. À la place on retrouve les Lupercales, une célébration païenne célébrée du 13 au 15 février par quelques peuples romains de l’Europe.
Cependant, ces réjouissances sont écartées après des années au profit d’une fête empreinte de symbolisme religieux. En effet, dans un désir de mettre fin aux rites païens et au valentinage, l'Église catholique s’efforce d’ajouter la Saint-Valentin à son calendrier. Le 14 février est ainsi désigné par le pape Gélase I comme jour de la Saint-Valentin.
Qu’est-ce que les Lupercales et le Valentinage ?
En l’honneur de Pan, dieu romain de la nature et des habitants de la forêt, les Romains de l’Antiquité pratiquaient un rituel qui afin de rendre les femmes fécondes pour l’année à venir.
Réunis au pied du mont Palatin près de la ville de Rome, des fidèles de Pan sacrifient un bouc dans la grotte de Lupercal. Le sang du couteau sacrificiel est ensuite répandu sur le front de jeunes hommes habillés d’un simple pagne. Après s’être esclaffés, ces derniers se précipitent en ville où ils fouettent, à l'aide de lanières, taillées dans la peau du bouc sacrifié, des femmes souhaitant tomber enceintes.
En effet, on est bien loin de Cupidon, des chocolats et des lettres d’amour.
Le Valentinage est une tradition qui arrive un peu plus tard dans la genèse de la Saint-Valentin. Ainsi, les femmes mariées pouvaient avoir des relations sexuelles en pleine connaissance de leur époux.
Au Moyen Age, l’Église s’efforce de combattre cette coutume qu’elle juge ignoble, mais les pratiques amoureuses au Moyen Âge demeurent libres. Parfois, les épouses se permettaient de choisir, le temps d’une journée, un « valentin » désigné par tirage au sort.
Qui est le Valentin en question ?
Il y a de cela quelques années, en 495, le pape Gélase I décrète qu’au moins deux saints différents, nommés Valentin et tous les deux martyrs, seront fêtés le 14 février. Il semble qu’il faille souffrir pour devenir le symbole de l’amour pour les siècles à venir puisque nos chers Valentins sont morts de manière assez terrible.
D’abord, Valentin de Passau ou Valentin de Rhétie est un moine divinateur qui serait mort à peine 20 ans avant d'être sanctifié et qu’une fête lui soit consacrée. Également célébré par l’Église le 7 janvier, ce Valentin est mort en ermite dans les Alpes après avoir échoué à évangéliser certaines personnes des régions romaines de la Rhétie et de la Norique.
Valentin de Terni, aussi connu sous le nom de Valentin de Rome, est un moine qui devient prêtre et même évêque au tournant du troisième siècle. Il est rendu martyr par l'empereur Claude II le Gothique qui ordonne l’arrestation de Terni et plus tard son exécution. L'évêque est battu par des légionnaires puis on lui tranche la tête sur la place publique.
En 1496, le pape Alexandre VI donne à Valentin de Terni le titre officiel de patron des amoureux.

