Entrevue avec Christian Colman, directeur de cette banque alimentaire
EN VIDÉO | Une journée au Centre de rêve Dorion
Le Centre de Rêve Dorion, une banque alimentaire située sur la rue Chicoine à Vaudreuil-Dorion, fait face à une augmentation marquée de la demande d'aide alimentaire, reflétant une tendance observée à l'échelle provinciale où le nombre de demandes mensuelles a atteint un nouveau plafond en 2025.
Le centre, dirigé par Christian Colman depuis moins d’un an, distribue actuellement entre 125 et 140 paniers par semaine, desservant 350 à 400 personnes issues de l’est de Vaudreuil-Soulanges.
Les denrées proviennent de Moisson Sud-Ouest, mais l'équipe doit souvent acheter des produits de base manquants comme du lait ou des œufs. « Pour l’instant, on a jamais manqué de denrées, mais il suffit que la demande augmente d’une dizaine de familles pour qu’on soit obligé de réduire le contenu de nos bacs », explique Christian.
Au-delà de l'aide matérielle, M. Colman insiste sur l'aspect social et humain de la mission. Les locaux, situés au 490 rue Chicoine, sont aménagés pour offrir un moment de socialisation avec café, gâteaux et jus pour les enfants, favorisant ainsi le contact humain qui va plus loin que de la simple distribution de nourriture. « On veut vraiment connecter avec le monde qui arrive ici. [...] Des fois, un petit sourire, un petit encouragement, ça peut aller très loin », ajoute le directeur du Centre de Rêve.
Une réalité qui touche de plus en plus de ménages
Christian Colman a mis en lumière l'évolution de la clientèle de la banque alimentaire. Loin du stéréotype habituel, ceux qui bénéficient du travail de la banque alimentaire incluent maintenant des travailleurs à temps plein, des propriétaires et des immigrants nouvellement arrivés qui se retrouvent sans emploi.
M. Colman attribue cette situation au coût élevé du logement et de l'alimentation. Environ 25 % de la population canadienne serait en situation d'insécurité alimentaire, une réalité vécue directement par l'organisme.
Défis de financement et fonctionnement
« La Banque alimentaire du Canada met de la pression sur le gouvernement pour avoir plus de financement, mais ce n’est pas facile », explique Christian.
La collecte de fonds est un défi constant. Si les dons affluent généralement pendant la période des Fêtes, les mois de janvier, février et mars sont des périodes plus critiques pour l’organisme. Celui-ci doit également couvrir des coûts opérationnels tels que l'électricité et le loyer.
Un récent don de la Fondation Tim Hortons, via la campagne des Biscuits sourires, a permis d'acheter des poulets pour les paniers de Noël et d'assurer une certaine stabilité durant la période creuse post-Fêtes.
Le directeur a réaffirmé l'importance du soutien continu de la communauté pour aider le centre à maintenir ses services essentiels. Ainsi des points de dépôts sont éparpillés dans différents commerces de la région. La population peut y porter des dons. Il suffit de consulter le site web de la banque alimentaire pour connaitre l'emplacement de ces points de dépôts.
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