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Entrevue avec une bénévole impliquée à L'Actuel

Intégrer le bénévolat à son quotidien, la recette gagnante de Martine Sellier

durée 18h00
4 décembre 2022
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Marie-Claude Pilon
Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

En amont de la Journée mondiale du bénévolat qui se tiendra le 5 décembre prochain, Néomédia a décidé cette semaine de mettre en lumière des gens qui redonnent au suivant en s'impliquant dans leur communauté. Voici donc le portrait de Martine Sellier, une retraitée des citoyens des Cèdres qui a depuis longtemps intégré le bénévolat à son quotidien. 

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Aujourd'hui, il est possible de croiser la sympathique dame dans les rayons de la boutique du Centre d'action L'Actuel de Vaudreuil-Dorion où elle s'implique à raison de deux jours par semaine, les lundis et vendredis de 8h30 à 16h30. 

Faire du bénévolat tout naturellement 

Du plus loin qu'elle se souvienne, Mme Sellier s'est toujours impliquée dans sa communauté. « Je fais du bénévolat depuis très longtemps, Quand mes enfants étaient plus jeunes, je me suis beaucoup investie dans le comité des loisirs de notre paroisse. Dans tous mes emplois, j'étais toujours celle qui était volontaire pour siéger sur le Club social et organiser des activités pour mes collègues. J'ai d'ailleurs été la présidente de l'un de ces clubs pendant 15 ans», résume-t-elle. 

Lorsqu'elle a pris sa retraite professionnelle, M. Sellier cherchait une façon de redonner à sa communauté et de demeurer active. Comme elle connaissait L'Actuel, elle a opté pour cet organisme qui vient en aide à des milliers de citoyens de la région annuellement. 

« En plus de m'impliquer au sein de la boutique de L'Actuel, j'ai occupé le poste d'administratrice au sein du conseil d'administration pendant un mandat de quatre ans. Je viens tout juste de laisser ma place à cette table, mais je demeure impliquée à la boutique, mais aussi pour prêter main-forte, à l'occasion, comme secrétaire pour différentes personnes dans l'organisation. Ça me stimule beaucoup, ça m'incite à sortir de la maison, à voir des gens et à demeurer active. Ça me fait du bien, surtout depuis la pandémie», confie-t-elle. 

Lors de la crise sanitaire de mars 2022, Mme Sellier a dû cesser ses implications bénévoles puisqu'elle était âgée de plus de 70 ans. Rappelons que cette tranche de la population était alors l'une des plus à risque d'attraper la COVID-19. 

Pourquoi a-t-elle opté pour L'Actuel, un organisme qu'elle connait depuis trois décennies?  « C'est une très belle équipe composée de beaucoup de gens de coeur qui sont là et qui font les choses pour les bonnes raisons.  À la boutique, j'ai travaillé au tri dans le passé, mais je m'occupe maintenant de la caisse et je m'assure que les étagères de bijoux sont toujours bien remplies.» 

Quel effet ses heures de bénévolat et de don de soi ont sur elle? « J'aime beaucoup m'y impliquer, ça me permet de redonner, mais aussi de recevoir énormément. Je suis toujours contente de recevoir les gens à la boutique. Certains ont des craintes par rapport à la manière dont ils seront reçus en raison de leur situation financière ou de vie. Mais cette peur n'a pas lieu d'être. Je suis toujours heureuse de les recevoir, de les aider et de leur offrir un sourire. J'accueille chaque personne de la même manière sans distinction. Ça fait du bien à mon moral et ça remet les choses en perspective. Parfois je constate que mes petits bobos sont bien insignifiants par rapport aux problèmes de certains », poursuit-elle. 

Une clientèle de plus en plus jeune 

Au fil de son implication avec L'Actuel, Mme Sellier a constaté que la clientèle qui fréquente l'endroit a changé. « Il y a de plus en plus de jeunes de 20 ou 30 ans, et même des adolescents qui viennent s'y habiller. Ils sont plus conscientisés par l'environnement et par le fait de se procurer des objets usagés. C'est plaisant de voir cela.» 

Sinon, quels conseils donnerait-elle à quelqu'un qui aimerait s'impliquer sans savoir par où commencer? « Il faut identifier ses forces et quel type de tâches on aime accomplir. Par exemple, si je suis à l'aise avec le public ou non, si j'aime parler au téléphone ou non, si j'aime cuisiner ou non. Par la suite, il faut contacter les organismes qui offrent le service souhaité pour voir les besoins. Il faut bien identifier ce que l'on veut avant  et où on veut le faire », recommande-t-elle. 

Par exemple, à L'Actuel, on propose un service d'accompagnement médical, un service qui attirait moins Mme Sellier au moment de choisir sa tâche. « Il y a des obligations qui viennent avec ça. Si la météo n'est pas clémente, il faut quand même aller reconduire le client à son rendez-vous. Notre voiture doit toujours être en mesure de fonctionner et être en ordre. J'étais moins à l'aise avec cette fonction, mais j'ai quand même pu trouver la bonne place pour moi », conclut-elle. 

 

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