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L’OMS recommande toujours les couvre-visages

Pourquoi avoir choisi les masques de procédures dans les écoles?

durée 08h00
26 janvier 2021
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Alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dépose un rapport faisant état de l’efficacité des masques en tissus, plusieurs peuvent se demander pourquoi contraindre le port du masque chirurgical dans les écoles du Québec.

Le retour sur les bancs d’école s’est traduit ce mois-ci par le port obligatoire de masques chirurgicaux pour tous les élèves des écoles québécoises à raison de deux par jours. En plus des problèmes de logistiques et de leur grandeur trop importante pour certains enfants, ces derniers embourbent les poubelles des établissements d’enseignement. C’est ce que déplore l’organisme montréalais, Pour nos enfants (PNE-MTL), dans une pétition lancée le lundi 18 janvier.

« En tant que parents, nous nous soucions à la fois de la protection de nos enfants contre la COVID-19 et des impacts environnementaux des plastiques jetables à usage unique. Nous ne pouvons pas créer de nouveaux dommages à l’environnement alors qu’il existe une meilleure solution », explique Alayne Moody, organisatrice de PNE-MTL.

D’ici la fin de l’année scolaire en juin 2021, l’organisme a calculé que plus de 84,5 millions de masques seraient mis aux ordures. Dans le Centre de services scolaires des Trois Lacs (CSSTL), cela représente plus ou moins 900 000.

Efficacité des couvre-visages

L’OMS indiquait vendredi dernier que les couvre-visages seraient efficaces contre la propagation de la COVID-19, et ce même contre les nouveaux variants puisque le mode de transmission est le même. « Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas des problèmes de santé particuliers », a déclaré la responsable de la gestion de la pandémie à l’OMS, Maria Van Kerkhove.

Pour la Dre Kelly Martin, organisatrice de PNE-MTL et titulaire d’une maîtrise en épidémiologie, les ennuis que rencontrent les masques jetables actuels seraient un facteur aggravant. « Les masques de procédure sont souvent trop grands pour les petits visages, ce qui entraîne un mauvais ajustement et offre moins de protection contre la COVID-19 que les masques en tissu à trois couches bien ajustés », affirme-t-elle dans le communiqué de lancement de la pétition.

Du côté de l’Institut national de la Santé publique du Québec (INSPQ), le masque de procédure reste l’option la plus sûre malgré les effets négatifs sur l’environnement. « Les couvre-visage, l’avantage qu’il y a c’est que ça protège les gens autour de nous. La différence, c’est qu’avec le masque médical, à travers les différentes études, on voit que ça protège mieux les autres, mais aussi celui qui le porte », explique le Dr Stéphane Perron de l’INSPQ. Il ajoute aussi que le masque chirurgical confère une caractéristique électrostatique qui lui permet de se coller plus facilement au visage. Les particules humides y adhèrent mieux.

Le Dr Perron dénote aussi les grandes variations entourant les couvre-visages disponibles sur le marché et met en doute leur efficacité après plusieurs lavages. À propos des problèmes de grandeur rencontrés chez certains enfants, ce dernier accorde néanmoins qu’un ajustement le plus serré possible diminue considérablement les risques de propagation du virus.

Le prix sur l’environnement

Même si le ministère de l’Éducation a indiqué couvrir les frais de recyclage des masques et a acheminé une liste de Recyc-Québec d'organismes pouvant les ramasser, les gestionnaires d’école sont souvent contraints de malgré tout continuer de les envoyer aux ordures. Voir notre article sur la récupération des masques dans le CSSTL.

Selon des estimations du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), 75% des masques utilisés se retrouvent dans les décharges ou les océans. Cela représenterait sur le plan des coûts écologiques, notamment dans l’industrie du tourisme et de la pêche, des pertes de 40 milliards de dollars à l’échelle mondiale.

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