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Suite à une lettre ouverte publiée par un front commun des médias écrits

Claude DeBellefeuille et son parti dénoncent l'immobilisme du fédéral dans la crise des médias

Claude DeBellefeuille et son parti dénoncent l'immobilisme du fédéral dans la crise des médias
Photo: Archives

Le porte-parole en matière de Communications du  Bloc Québécois, Martin Champoux, et la député de Salaberry-Suroît, Claude DeBellefeuille, ont dénoncé récemment l’immobilisme du fédéral face à la crise que vivent les médias écrits québécois.

Par la voie d’une motion déposée à la Chambre des Communes, reconnaissant le travail journalistique et demandant une meilleure distribution des revenus publicitaires, le Bloc Québécois faisait suite à une lettre ouverte publiée le matin même par un rare front commun des différents médias écrits québécois.

« Devant une crise, il faut prendre des mesures urgentes et le fédéral est immobile. Aujourd’hui, tous les éditeurs du Québec exigent qu’Ottawa corrige la profonde iniquité entre les géants du Web et nos médias dans les revenus publicitaires tirés du partage du travail de nos créateurs de contenu sur les plateformes numériques », a dénoncé le porte-parole en Communications du Bloc Québécois.

La motion demandait que la Chambre réclame au gouvernement d’agir afin de mettre en place un système juste et équitable en ce qui a trait au partage des revenus. Elle reconnaissait aussi que ces revenus étaient obtenus grâce à l’usage des contenus des médias québécois et canadiens. Elle n’a toutefois pas été adoptée, le Parti conservateur ayant refusé d’y accorder son appui.

« Sans le travail des journalistes, il n’y aurait pas d’articles à partager sur les réseaux sociaux. Le contenu vient de nos médias, pas de Facebook ou Google. Si on ne protège pas les créateurs de contenu, nous perdrons un pilier de la vie publique et démocratique », a reconnu Claude DeBellefeuille..

Malgré une crise qui dure depuis plus de 15 ans et une industrie encore plus fragilisée par la pandémie, le fédéral dit encore étudier, attendre et s’inspirer de ce qui se fait ailleurs avant de passer à l’action.

« Ottawa doit enfin agir pour que le travail de nos médias profite à nos médias. Et Ottawa doit enfin faire payer aux géants du Web des impôts pour les profits qu’ils font chez nous et remettre cet argent dans un fonds destiné à nos médias et à notre culture. C’est l’heure d’agir », a renchéri la députée de la circonscription. 

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