Jean-François Blanchard reçoit le prix Grand Bâtisseur de l'année
« À mes yeux, il n'y a pas d'hommage aussi grand »

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
Après avoir participé lui-même au choix du lauréat de l’Ordre des Bâtisseurs, récompense remise par la Chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges (CCIVS) dans le passé, Jean-François Blanchard a vu ce balancier lui revenir. Tout récemment, il a été le lauréat de cette prestigieuse récompense huit ans après son père, Claude Blanchard.
Pour les gens qui ne connaissent pas cette distinction, on peut préciser qu’elle vise à récompenser une personne qui s’est distinguée par son leadership, son innovation et pour l’ensemble de son œuvre au cours de sa carrière.
Le lauréat doit également avoir contribué de façon exceptionnelle au développement et au rayonnement de la région et avoir fait preuve d’un engagement social et professionnel durant sa carrière.
Un jury indépendant, composé d’acteurs clés pour la CCIVS est nommé pour évaluer les différentes candidatures reçues. Au cours des dernières heures, Néomédia a pu s’entretenir avec l'homme d’affaires qui gère notamment le Manoir Harwood, une résidence pour personnes autonomes située à Vaudreuil-Dorion.
« J’ai appris que je recevais ce prix neuf jours avant sa remise. J’étais en Europe et je suis revenu spécialement pour être là en personne pour la soirée organisée par la CCIVS. Je tenais à être présent, même si on m’a offert l’opportunité d’enregistrer une vidéo. Je le prends comme un privilège puisque ça veut dire que quelqu’un de mon entourage a soumis ma candidature et elle a été retenue par un jury composé de membres qui changent chaque année. J’ignore qui composait le jury cette année», témoigne-t-il au bout du fil.
Lorsqu’il a prononcé son discours, M. Blanchard n’avait pas dormi depuis 24 heures. « Je suis arrivé à Vaudreuil-Dorion vers 16 h ce jour-là. J’ai pris une douche et je suis allé à la soirée de remise. Je tenais à être là, car c’est une chance de recevoir ce prix, surtout huit ans après mon père qui en a été le tout premier lauréat. Depuis les dernières années, le prix a notamment été remis à des gens d’affaires comme Brigitte Brunet, André Gingras et Raymond Allard. Je ne croyais jamais être lauréat de ce prix, même si je me suis déjà impliqué dans le choix d’un lauréat dans le passé. On ne s’implique pas pour recevoir des prix, mais pour améliorer sa communauté. Ça fait toujours plaisir d’en recevoir », raconte-t-il.
C’est d’ailleurs en raison de cette implication que ce prix revêt une signification particulière pour l’homme qui a eu quatre carrières bien remplies dans le passé. « À mes yeux, il n’y a pas d’hommage plus grand que celui-là. Seulement sept lauréats me précèdent, ce n’est pas rien. La liste des gens qui font partie de l’Ordre des Bâtisseurs est courte et j’en fais partie. C’est un privilège. Ce sont toutes de grandes personnes qui ont contribué à faire avancer Vaudreuil-Soulanges. Pour les gens qui disent : « En a-t-on vraiment besoin ? » La réponse est oui. C’est l’une des rares fois où j’avais écrit mon discours en avance et finalement, j’ai bien fait, car je suis resté bouche bée rendu sur scène. (rires). C’est un bel honneur à recevoir et tant mieux si ça inspire les autres. »
Bien impliqué au sein du Centre sportif Soulanges de Saint-Polycarpe, au niveau du hockey mineur ou encore auprès du Cégep de Valleyfield, M. Blanchard, précise ne pas avoir envie de cesser son engagement. « La passion est encore là. J’ai encore le goût de m’impliquer pour faire avancer la cause. Ce sont des endroits qui m’ont vu et fait grandir et j’ai envie de les aider, à mon tour, à grandir. Quand on s'investit, on récolte de belles choses et je ne parle pas du plan monétaire ou financier », termine l’homme d’affaires qui embauche 350 personnes au quotidien.
