Le Perrotdamois sera l'entraîneur des Yétis du Mont-Blanc
Jonathan Lafrance, de retour derrière le banc d’une équipe de hockey
Après 4 ans à la barre des Corsaires de Dunkerque, l’homme de 40 ans, originaire de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, débutera la saison 2026-2027 en étant l'entraîneur en chef et le directeur général du club de Mont-Blanc qui évolue dans la deuxième meilleure ligue de France. Il s’agit d’un nouveau défi pour Jonathan Lafrance qui aspire à occuper ce poste en Ligue Magnus.
Plus tôt cette semaine, l’équipe de Mont-Blanc a confirmé avoir offert un contrat de deux ans à Jonathan Lafrance pour la période du 1ᵉʳ septembre 2026 au 30 août 2028. C’est avec enthousiasme que l’ancien joueur de hockey professionnel entame ce nouveau chapitre de sa carrière dans le monde du hockey.
En plus d’assumer le rôle d'entraîneur en chef de la formation, Jonathan Lafrance devient également le directeur gérant du Club. « Je deviens un peu la tête pensante de tout le volet sportif », explique-t-il.
Au-delà des entraînements et de la préparation de ses joueurs sur la glace, le nouveau venu doit gérer la masse salariale, le recrutement, ainsi qu’une partie de la logistique et de l’administration. « Contrairement à ce que les gens pensent, le “coach” ne saute pas sur la glace pendant une petite heure ou deux avant de retourner chez lui. »
Bâtir une équipe compétitive
Déjà, le nouveau entraîneur-manager du club de Mont-Blanc entreprend des discussions de contrat avec des joueurs potentiellement intéressés à rejoindre les rangs des Yetis. « On a de bons Français, des infrastructures de qualité et une bonne structure. Ce n'est que du positif pour aller chercher des résultats et construire une belle équipe pour les deux prochaines saisons », exprime Lafrance.
Son objectif pour la campagne à venir est simple, mais demandera certainement du travail puisqu'il entend ramener la formation située dans les Alpes, tout près de la Suisse, au sommet de la division 1 française.
« Je n'ai pas un gros budget [contrairement à Dunkerque], je ne peux pas avoir des gars qui ont trop d'expérience. Je dois vraiment viser des gars qui veulent jouer leur première année pro en Europe », témoigne l’entraîneur Lafrance. Ainsi, il pige dans les rangs des circuits universitaires américain et canadien tout en recrutant des jeunes joueurs ayant dominé dans le junior AAA au Québec.
« Pour le Mont-Blanc, les objectifs du club, c'est le top 6. Après, personnellement, je vise le top 4. Si on peut faire mieux, c'est du bonus », souligne le Perrotdamois d’origine. L'année dernière, les Yetis de Saint-Gervais et de Megève ont terminé au dixième rang du classement général, devant le club de Dunkerque. La ligue comprend 16 équipes.
Dans le format éliminatoire de la division 1 française, les quatre premières équipes passent directement en quart de finale alors que le reste du top 12 se dispute les 8ᵉ de finale. Contrairement à ici, en Amérique du Nord, le format est bien différent en Europe: les 13ᵉ, 14ᵉ, 15ᵉ et 16ᵉ places s’affrontent afin de déterminer qui sera relégué à la division 2.
Déménager en France pour le hockey
Plus jeune, le petit défenseur droitier évolue avec le National de la Presqu’Île, puis, au tournant des années 2000, il fait ses premiers pas dans la ligue junior AAA du Québec avec les Mustangs de Vaudreuil-Dorion et les Lions du Collège Saint-Laurent. Quelques années plus tard, il prête ses talents à Castleton State College dans la troisième division de la NCAA pour trois saisons.
C’est finalement en 2012 que Jonathan Lafrance s’exile en France pour y jouer au hockey. Là-bas, il joue d’abord avec Neuilly-sur-Marne avant de rejoindre la formation de Reims.
« J'ai joué six ans en première division. Puis, tranquillement, j'ai commencé à entraîner les jeunes dans les clubs où j'étais. Après, j'ai passé mes diplômes avec la Fédération française de hockey sur glace. J'ai ensuite entraîné les jeunes et les juniors pendant quatre ans, avant d'avoir l'opportunité de venir à Dunkerque et d’entraîner l'équipe professionnelle. », raconte Jonathan Lafrance.
À plus long terme, celui qui a grandi dans la région de Vaudreuil-Soulanges aimerait rejoindre un club de la ligue Magnus (la meilleure division française) à titre d'entraîneur-chef. Pour l’instant, il accumule de l’expérience en attendant que la bonne occasion se présente.

