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Rallye Roses des Sables

Une Vaudreuilloise-Dorionnaise vivra une aventure unique en octobre 2027

durée 18h00
10 avril 2026
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Marie-Claude Pilon
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Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

En octobre 2027, Geneviève Murray, résidente de Vaudreuil-Dorion, s’envolera vers le Maroc. Là-bas, pas question de découvrir le pays et d’y faire du tourisme, elle prendra plutôt part au défi d’une vie: le Rallye Roses des Sables dans le désert du Sahara. 

Ce Rallye Roses des Sabres se distingue par son approche unique: aucun GPS ni technologie moderne n’est permis. Les participantes parcourt plus de 6 000 km uniquement à l’aide d’une boussole et d’un roadbook. Il s’agit d’un défi basé sur le dépassement de soi, l’entraide et la persévérance.

C’est d’ailleurs cet aspect humanitaire qui plaît aux participantes. « Ce n’est pas une course axée sur la performance. C’est plus un parcours où l’entraide est de mise. D’ailleurs, plusieurs anciennes candidates sont impliquées dans l’aventure dès l’inscription des nouvelles pour donner des conseils et les aider avec leurs activités de financement. On a reçu pas mal de conseils», dévoile-t-elle d’entrée de jeu. 

Pour vivre cette aventure unique dans une vie, elle s’est tournée vers sa complice des 40 dernières années, son amie Marie-Claude Genette avec elle elle forme l'équipe Les courants roses. C'est que les deux amies travaillent chez Hydro-Québec et souhaitaient que le nom de leur équipe fasse un clin d'oeil à leur employeur commun.

« C’est un rallye 100% féminin et Marie-Claude rêve d’y prendre part depuis qu’elle est toute petite. Comme ça fera quatre décennies que l’on est amies, on a décidé de faire d’une pierre deux coups et de se lancer là-dedans la tête première. Avant le grand départ, il faudra franchir plusieurs étapes, dont celle d’amasser 37 000$ à deux», résume-t-elle au bout du fil. 

Une préparation de longue haleine 

En plus de couvrir les frais d’inscriptions et d’entretien du véhicule utilisé pendant le Rallye, la somme servira aussi à financer différents organismes. « En plus d’aider les communautés locales du Maroc, avec du matériel que l’on apportera dans nos bagages, de l’argent sera remis au Club des petits déjeuners et à la lutte contre le cancer du sein. Si on parvient à amasser plus que la somme requise, l’excédent ira à une cause de notre choix. Dans notre cas, ce sera à la lutte contre le cancer du sein.» 

Pour s’assurer d’amasser la somme requise les deux amies tiendront différentes activités de financement d’ici leur départ. On peut aussi les soutenir via un don sur le site Internet La Ruche.

En plus de l’aspect financier, Mme Murray, qui agira comme conductrice, devra aussi suivre des cours. « On doit apprendre comment conduire dans le sable et hors piste. Je serai au volant d’un véhicule side-by-side. C’est une formation obligatoire quand on s’inscrit. On apprendra aussi comment utiliser une boussole, car on  n’a pas le droit d’utiliser un GPS. Je devrai aussi prendre des cours de mécanique en cas de bris pour que je sois autonome quant à la réparation», témoigne-t-elle. 

Une amitié mise à rude épreuve 

Dans le désert, les journées peuvent être longues et ardues en raison de la météo et des obstacles qui se présentent sur sa route. Est-ce que Mme Murray craint que la chicane s’invite au sein du duo? « C’est certain que ça peut se produire, on en est conscientes. Par contre, dans le passé, nous sommes toujours arrivées à se parler et à résoudre nos conflits. Je dois avouer qu’on s’est très peu chicanées depuis qu’on se connaît. On a aussi mis les choses au clair dès le départ en précisant les rôles et responsabilités de chacune. Par exemple, je conduis et je répare les bris mécanique et elle la copilote. Si elle me dit de tourner à droite, je le fais sans discuter. On s’est promise de faire un reset à la fin de chaque journée. Si on s’est perdues quatre heures la veille, on l’oublie le lendemain matin et on repart notre journée du bon pied.» 

Mme Murray est toutefois confiante que son amitié avec sa coéquipière survivra à l’aventure. « Ses faiblesses sont mes forces et vice-versa. On se complète bien, je ne suis pas inquiète.» 

Au total, le voyage durera dix jours, mais la course se tiendra sur six jours. « Une journée, on sera en autonomie complète pendant 24 heures. C’est-à-dire qu’on devra dormir dans une tente dans le désert. Sinon, les autres soirs, ce sera dans un bivouac, soit une grosse tente. 

Est-ce la paire craint la chaleur du désert? «  Il fait assez chaud là-bas, même si en hiver. Il faudra s’hydrater souvent. Sinon, d’anciennes participantes nous ont précisé avoir eu de la difficulté à gérer les vibrations émises par le side-by-side et avoir besoin de traitements d’ostéopatie en soirée. C’est dur de se préparer à ces deux aspects, mais on va se maintenir en bonne forme physique.» 

Notons que les intéressées à suivre la paire pendant le Rallye pourront le faire en direct sur le site Internet. Au total, 250 participantes se prêteront à cet exercice. Les pays qui y seront les plus représentés sur le parcours sont la France, le Canada et la Belgique. 

Les personnes intéressées à soutenir financièrement le duo peuvent faire un don à l'équipe via la plateforme La Ruche. 

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