Plusieurs messes ont lieu dans les derniers jours
Une foi toujours bien vivante à Valleyfield à l’occasion de Pâques
Dans la religion chrétienne, Pâques est la fête célébrant la résurrection de Jésus-Christ. Celle-ci est survenue trois jours après sa crucifixion qui a eu lieu le Vendredi Saint. Pour l’occasion, plusieurs messes et cérémonies étaient prévues aux quatre coins du Diocèse de Valleyfield.
Pour mieux départager le tout, on s’est tourné vers l’abbé Normand Bergeron, bien connu à Salaberry-de-Valleyfield. Ce dernier a un visage familier pour les nombreux fidèles de la Basilique-Cathédrale Ste-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield où il exerce depuis de nombreuses années.
« Je dirais qu’à chaque année, entre 200 et 500 personnes assistent aux différentes messes prévues dans la période de Pâques. Il y a encore des gens qui se reconnaissent dans ces célébrations. Parmi les fidèles, on compte aussi des personnes qui arrivent d’ailleurs, donc issues de l’immigration, chez qui la foi est aussi très présente », constate-t-il d’entrée de jeu.
Plusieurs types de messes à l’approche de Pâques
Si l’on s’intéresse au calendrier des messes tenues à la Basilique-Cathédrale dans le cadre de Pâques, on remarque qu’il y en a eu plusieurs. « Le mardi 31 mars, nous avons pris part à la messe chrismale. Cette célébration a réuni tous les diocésains de notre territoire et elle était présidée par Monseigneur Alain Faubert, notre évêque, qui a renouvelé l’engagement de ceux-ci envers notre église. Il a aussi procédé à la bénédiction des huiles que l’on utilise durant différentes cérémonies au cours de l’année. Par exemple, l’huile que l’on dépose sur le front des nouveau-nés lors de leur baptême », image-t-il.
Quelques jours plus tard, le jeudi 2 avril, à 19 h 30, M. Bergeron a présidé la Messe en mémoire de la Cène du Seigneur. « Nous venions d’entrer dans le Triddum pascal, soit la période de trois jours sacrés qui menait au dimanche de Pâques. Au cours de cette messe, on a revisité l’histoire de Jésus, dont la dernière Cène, soit le dernier repas qu’il a partagé avec les apôtres. C’est une messe qui valait le détour, car elle mettait en scène douze personnes qui recréent le geste du lavement de pieds survenu lors de la dernière Cène.»
Le vendredi 3 avril au matin, les plus braves avaient rendez-vous devant la Cathédrale-Basilique pour prendre part à la Marche du Pardon. « Elle a duré environ deux heures et nous a menés jusque dans le quartier Bellerive chez les Soeurs Clarisse. La promenade a été suivie d’un Office de la Passion du Seigneur à 15h, une célébration qui a lieu dans tous les diocèses de la province au même moment. En soirée, à 19 h 30, la messe du Chemin de Croix a recréé le parcours de Jesus vers la croix. Fait intéressant: du vendredi 15h au dimanche matin, on ne peut tenir aucun sacrement, tel qu’un baptême, un mariage ou des funérailles, car c’est une période de silence et de deuil à la suite de la mort du Christ.»
La Veillée Pascale s’est déroulée en quatre temps forts: la liturgie de la lumière, la liturgie de la parole, la liturgie baptismale et la liturgie eucharistique. « C’était une cérémonie intéressante, car on y a accueilli des catéchumènes et des adultes qui souhaitaient être baptisés.»
Enfin, le dimanche 5 avril, la messe de Pâques a célébré la résurrection de Jésus. À cette occasion, des centaines de personnes se sont rendues au sein de la Basilique-Cathédrale pour assister aux différentes cérémonies.
Lors de son passage à la Basilique-Cathédrale Ste-Cécile de Salaberry-de-Valleyfield, Néomédia, a pu s’entretenir avec Mrg Faubert. « Pour les chrétiens, Pâques est sans doute la plus grande fête avec celle de Noel. Quand on y pense, on célèbre Noel, parce qu’on célèbre Pâques. Plusieurs personnes sont au rendez-vous pour assister aux différentes messes. Ils ressentent le besoin de faire une quête d’intériorité pour mieux comprendre ce qui se passe dans le monde. Dieu est un bel exemple à suivre. On a tenté de l’assassiner et malgré tout, il a pris tout cela et l’a transformé en engrais pour faire de notre monde un endroit meilleur. En dépit de la violence qu’il a vécue, il a su en faire fi et poser des gestes d’humilité auprès de ses apôtres comme le lavement des pieds, ce que je ferai à mon tour ce soir. Il a laissé la violence de côté en faisant preuve de compassion jusqu’au bout de sa vie. »

