Coprésidentes d’honneur de l’édition 2026
Relais pour la vie : une implication à double sens pour les sœurs Therrien
Cette année, le Relais pour la vie de Vaudreuil-Soulanges, prévu le 13 juin à Pincourt, aura une saveur bien particulière pour Manon et Chantal Therrien, coprésidentes de l’évènement annuel. C’est que la première prendra le départ du tour des survivants, un moment qui s’annonce bien émotif.
Le samedi 4 avril, Néomédia a pu s’entretenir avec les deux dames qui ont accepté de se confier sur les raisons pour lesquelles elles ont accepté ce rôle important.
La première est bien connue dans Soulanges, notamment pour avoir fondé les garderies Au coin du lutin. La seconde a été entrepreneure et travaille aujourd’hui au Métro Fordham de Saint-Zotique.
« Nous avons été touchés dès notre jeunesse, alors que notre père est décédé du cancer en 1987. On a donc été impliquées très jeunes pour la cause en faisant du bénévolat pour amasser des fonds afin de soutenir la recherche. Notre père y croyait beaucoup. Toute notre famille, dont notre mère, a été impliquée dans cette cause. On a toujours participé à notre façon, soit en constituant une équipe de marche, soit en s’impliquant dans le comité organisateur de l’évènement », résume Chantal.
Un diagnostic qui change la vie
À l’automne 2025, Manon, la sœur de Chantal, aussi coprésidente d’honneur de l’édition 2026 du Relais pour la vie de Vaudreuil-Soulanges, a vu sa vie basculer.
« En septembre 2025, je suis allée voir un oto-rhino-laryngologiste au CUSUM de Montréal, car je n’avais plus de voix et je me questionnais à propos d’une bosse découverte dans mon cou. Après avoir passé plusieurs examens, le verdict est tombé : cancer des ganglions du cou. Entre décembre et février 2026, on m’a administré 35 traitements de radiothérapie et sept traitements de chimiothérapie, à raison de cinq jours par semaine. En avril prochain, je me ferai à nouveau opérer pour me faire retirer un nodule sur un polype et je devrais retrouver une voix normale », témoigne-t-elle.
Si les derniers mois ont été chargés en émotions pour Manon Therrien, elle y trouve quand même du positif. « J’ai eu la chance d’être soutenue par des amis et ma famille, mais aussi par une équipe extraordinaire au CUSUM, dont une nutritionniste, un ostéopathe, un ergothérapeute, une infirmière-pivot, un oncologue et une travailleuse sociale, sans oublier le soutien de la Société canadienne du cancer. Tout au long de mes traitements, je pouvais aller dormir dans un endroit géré par la SCC à faible coût pour m’éviter des déplacements difficiles lors de chutes de neige, par exemple. Ça fait toute la différence d’être bien soutenue dans la maladie. Que ce soit en recevant des repas, en étant accompagné lors des traitements ou simplement en ayant un petit mot d’encouragement », ajoute-t-elle.
Pour Manon Therrien, la recherche soutenue par la Société canadienne du cancer et les activités comme le Relais pour la vie, font une différence. « Je suis chanceuse, car grâce à la recherche, le cancer est maintenant derrière moi. À la fin de mes traitements, j’étais très fière de pouvoir sonner la cloche dans le département d’oncologie du CUSUM. Je vais prendre part au Tour des survivants avec fierté et sans doute beaucoup d’émotions. »
Une invitation lancée
Sensibilisées à la maladie, à ses effets et à ses conséquences, mais aussi à l’importance de la recherche, les sœurs Therrien lancent un message à deux mois du Relais pour la vie.
« On invite les gens qui le peuvent à donner au Relai pour la vie, ou à former une équipe et venir marcher de 18h à minuit le 13 juin prochain au parc Olympique de Pincourt. Sur place, on pourra aussi allumer des luminaires pour des proches décédés du cancer, ou qui ont survécu à la maladie, au coût de 10$ chacun. Sinon, la population est invitée à venir nous encourager ce soir-là afin d’être solidaire avec la cause. »
Des bénévoles sont aussi recherchés par le comité organisateur pour assurer la bonne marche de l’activité.
On peut soutenir l’équipe de Chantal Therrien via ce lien.

