Journée internationale des droits des femmes
Portrait de femme : Huguette Ouellet, donner au suivant
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, Néomédia a rencontré des femmes ayant un impact remarqué au sein de leur communauté. Aujourd’hui, l’équipe vous présente le portrait d’une femme qui, à 81 ans, redonne encore et toujours aux gens de sa région.
Depuis 2015, Huguette Ouellet est à la barre d’un organisme à but non lucratif situé à Dorion sur la rue de Lotbinière. Le Carrefour de L'Espoir a pour objectif de venir en aide aux personnes défavorisées de Vaudreuil-Soulanges et des environs en les aidant à se procurer des biens meubles et des articles ménagers de toutes sortes.
Pour elle, la journée internationale du droit des femmes a une signification particulière : « C’est une reconnaissance envers la femme en générale. On ne souligne pas nécessairement celle qui occupe une position particulière, mais toutes celles qui défendent des causes, qui apportent à leur communauté ou même à leur famille », exprime Mme Ouellet.
Elle admet ne pas particulièrement souligner la journée du 8 mars, mais est d’avis qu’il reste encore beaucoup à faire pour la condition féminine. « Ce qui fait mal et ce qui m'attriste en ce moment, c’est la montée de la violence faite aux femmes. Ça prend trop de temps à résoudre, on semble manquer de ressources, il faut trouver une manière plus tangible et efficace pour aider les femmes aux prises avec la violence conjugale », souligne tristement l’octogénaire.
Thérèse Casgrain et plus personnellement sa mère ont été pour Huguette Ouellet des inspirations qui, au fil du temps, ont forgé la femme qu’elle est aujourd’hui. « En tant que politicienne, Thérèse Casgrain a fait de grandes choses. Il s'agissait d’une véritable progressiste à l’époque qui en a fait énormément pour améliorer la place de la femme dans la société québécoise. Dans la vie de tous les jours, je pense que ma propre mère a été pour moi un grand modèle. »
Un conseil pour les générations futures
Mme Ouellet a fait de son plan de retraite d’aider les autres et, malgré son âge, elle n’entend pas ralentir : « J’ai commencé le Carrefour de L'Espoir pour pouvoir donner une deuxième vie aux objets tout en aidant les familles plus démunies qui ont de la difficulté à se meubler. Je n’ai pas de difficulté à me lever le matin pour aller travailler parce que je sais que ça met du soleil dans la vie des gens. Pour le moment, je n’ai pas envie d'arrêter », indique-t-elle.
Cela dit, elle espère que les jeunes feront de l’implication sociale l’une de leurs priorités. « Il faut être prêt à donner de soi. La misère n’existe pas juste ailleurs, il suffit de s'arrêter pour voir qu’elle existe partout autour de nous. « Une fois qu’on l’a réalisée, il reste plus qu'à s'impliquer », conclut-elle confiante en l’avenir de ce mouvement d’entraide qui existe au sein de notre région.

