À La Baraque
Gonflé à bloc, Alexandre Daneau lance sa campagne électorale

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
C’est gonflé à bloc par la centaine de militants présents à La Baraque, restaurant situé sur la rue du Marché à Salaberry-de-Valleyfield, que le candidat du Parti québécois dans Beauharnois, Alexandre Daneau, a lancé sa campagne électorale le jeudi 3 septembre en fin d’après-midi.
Dans la foule, on pouvait notamment apercevoir les conseillers municipaux de Salaberry-de-Valleyfield, France Chenail et Michel Martinet, mais aussi les candidats du Parti québécois dans les comtés voisins de Soulanges et Vaudreuil, soit Francis Deroo et Meili Faille.
La députée de Beauharnois-Salaberry-Soulanges-Huntingdon, Claude DeBellefeuille a aussi pris la parole au cours de la soirée pour encourager celui qu’elle appelle son ami.
Les artistes Yvon Hart, Marie-Pierre Leduc et Marc-André Rioux de la formation Lendemain de veille, qui a été fondée à Beauharnois, étaient aussi présents. Plusieurs membres de l’exécutif du Parti québécois local étaient aussi sur place.
Agissant comme animatrice de la soirée, Marie-Pierre Leduc a aussi interprété sa chanson Contre vents et marées « qui pourrait être un bon hymne de ralliement pour la campagne d’Alexandre en raison du message qu’elle véhicule. »
Indépendantiste dès le berceau
Pour Claude DeBellefeuille, on ne devient pas indépendantiste, on naît ainsi. « Ça commence dès le berceau et ça a été le cas pour moi, donc personne n’est surpris de mon allégeance péquiste, bloquiste et indépendantiste. Je souhaite que mes enfants et mes petits-enfants connaissent un jour le pays du Québec. C’est beau de vous voir ici ce soir. On a toutes les générations dans la foule. Si on se fie au nombre de militants présents ici ce soir, ça goûte et ça sent bon », lançait-elle.
Elle a sollicité l’aide de la foule pour s’assurer de l’élection du candidat péquiste. « Une élection ne se gagne pas seulement avec des prières. Il y a un peu de ça, mais ce n’est pas tout. Il faut encourager son entourage à voter, mais aussi remettre les coordonnées des personnes qui voteront pour Alexandre à son équipe. La force du PQ est de faire sortir le vote lors du vote par anticipation. Si tout le monde ici présent incite 10 de ses proches à voter pour lui, ce sera dans la poche. »
Elle a aussi rappelé la force des réseaux sociaux. « En lisant, en commentant, en aimant et en partageant les publications d’Alexandre, ça fait boule de neige et ça a un réel impact. Personnellement, je rêve que le 5 octobre prochain, il soit élu député de Beauharnois. Nous formerons alors une équipe de rêve », terminait-elle.
Une lutte qui s’annonce très serrée
Le principal intéressé, entrepreneur et artiste à la fois, a ouvert son discours en mentionnant que le slogan du PQ, Le choix de la confiance, est beaucoup plus que ça.
« Les entrepreneurs veulent qu’on leur fasse confiance pour créer des emplois et de la richesse. Les enseignants veulent qu’on leur fasse confiance pour enseigner. Les organismes communautaires et les municipalités veulent qu’on leur fasse confiance pour prendre soin de leur monde. Les travailleurs de la santé veulent qu’on leur fasse confiance pour soigner. Pourtant, la CAQ a fait exactement l’inverse : elle a ajouté des structures, de la bureaucratie et de la reddition de comptes. »
Alexandre Daneau souhaite également que la campagne électorale soit axée sur les idées, l’écoute et le respect. « Le déclin du français, l’itinérance, le coût de la vie et les difficultés de nos services publics sont des problèmes bien réels. On peut les dénoncer, mais il faut surtout proposer des solutions. Les attaques, la peur et la désinformation, c’est du bruit. Les idées et l’action politique, elles, peuvent changer les choses. »
Le candidat souligne notamment les propositions du Parti québécois visant à réduire de 20 % les taux d’imposition des PME québécoises, à entreprendre un grand chantier en éducation et à abolir la TVQ sur les biens usagés afin d’améliorer le pouvoir d’achat des Québécois tout en encourageant la réutilisation.
« Chaque appel, chaque conversation, chaque personne convaincue peut faire la différence. La campagne sera serrée et tout peut arriver. Mais si nous restons mobilisés, positifs et concentrés sur les idées, nous pouvons gagner. Le 5 octobre, je veux qu’on puisse dire : celle-là, on est allés la chercher ensemble. »
En entrevue avec Néomédia au cours de la soirée, il est revenu sur deux dossiers qui lui tiennent particulièrement à cœur. « Ce n’est pas normal que Melocheville n’ait plus d’école primaire et que des jeunes de là-bas doivent aller à l’école à Salaberry-de-Valleyfield chaque jour. Je veux aussi m’assurer que la population de Coteau-du-Lac, nouvellement incluse dans le comté de Beauharnois, ne se sente pas négligée ou laissée de côté », indiquait-il tout en rappelant les investissements de 200 M $ annoncés en 2022 par la CAQ, mais « dont on n’a pas encore vu la réalisation. »
Quant à ceux qui se questionnent sur l’emplacement de son local électoral, il a livré cette réponse. « C’est plus central pour le comté. Je peux toutefois garantir que je passerai la soirée électorale du 5 octobre prochain à Beauharnois. »
