Bilan de la protection de la jeunesse en Montérégie
Toujours plus grands, les besoins des petits
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse (DPJ) profitent de leur 23e bilan annuel pour se poser la question: faisons-nous réellement des enfants une priorité dans nos choix de société? Selon eux, la réalité du terrain les force à réfléchir.
Les responsabls disent constater une complexification des situations et une augmentation importante des besoins, tant chez les jeunes que pour leur famille, et ce, dans un contexte social en profonde transformation.
Citant des données récentes, les DPJ témoignent de la fragilité de la santé mentale des jeunes. D’ailleurs, plus de la moitié des élèves présentent des signes d’anxiété sociale, une réalité qui influence leur bien-être et leur développement, mais aussi leur réussite scolaire.
Parallèlement, rappellent-ils, le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que celui de l’éducation doivent composer avec d’importants défis de capacité et d’adaptation. En effet, des prises en charge tardives amènent une détérioration des situations, nécessitant ultimement des interventions beaucoup plus complexes.
Ce contexte impose des choix difficile dans les mesures pour garantir la protection des enfants. Selon les DPJ, les priorités pour y parvenir sont: investir dans la réponse aux besoins de base comme l’alimentation, le logement et un revenu adéquat; consolider les services existants; renforcer les interventions préventives et soutenir les milieux de vie des enfants (école, CPE etc.).
Quelques statistiques montérégiennes
- 21 290 signalements traités pour 304 000 enfants en Montérégie, soit 5,4% des enfants âgés
de 0 à 17 ans en Montérégie. Il s’agit d’une hausse de 2,7 % des signalements par rapport à
l’an dernier.
- De ces 21 290 signalements, le quart ont été retenus pour une évaluation approfondie par les DPJ (25,1 %), ce qui concerne 4952 enfants.
- 4081 enfants sont pris en charge par la DPJ en Montérégie. 48 % de ceux-ci sont demeurés
dans leur milieu familial. 19% ont été confiés à des tiers significatifs et 11% dans une famille
d’accueil de proximité.
- 1866 adolescents ont reçu des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), ce qui représente une augmentation de 6 % par rapport à l’an dernier.
