Campagne annuelle du syndicat de Champlain
Un X pour barrer la route à la violence en milieu scolaire
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Le syndicat de Champlain lance une initiative locale pour freiner la violence en milieu scolaire. Avec son X mauve, ses représentants veulent créer un rassemblement derrière un symbole fort.
Rappelons que le syndicat de Champlain regroupe des enseignantes et des enseignants ainsi que des des membres du personnel de soutien du centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.
La campagne Mettons un X sur la violence en milieu scolaire se déroulera jusqu'au 29 mars. Cette datte coincide avec la fin de la semaine de la prévention de la violence et de l'intimidation dans les écoles, organisée par le ministère de l'Éducation du Québec.
Pour la campagne locale, 13 500 épinglettes à l'effigie du X mauve seront distribuées aux enseignantes et enseignants, ainsi qu'aux membres du personnel de soutien affiliés au syndicat de Champlain. La campagne sera accompagnée d'activités de mobilisation et de sensibilisation. Toutes les informations relatives à cette campagne seront disponibles via le site Internet xmauve.com.
Le symbole
Le choix du X mauve s'explique par les vocations directement attribuées à cette lettre, ainsi qu'à cette couleur, au cours des dernières décennies. Le X est le symbole le plus souvent associé au concept du vote et il est aussi lié à l'interdiction, au refus et à la protection. La couleur mauve, elle, est très souvent utilisée pour la sensibilisation contre les violences subies par différents groupes spécifiques, comme les femmes, les personnes ainées et la communauté LGBTQ+. Le X mauve s'impose donc naturellement comme le symbole tout indiqué pour dénoncer la violence en milieu scolaire.
Jean-François Guilbault, président du syndicat explique la réflexion derrière la démarche: « Les travailleuses et travailleurs scolaires en ont assez. Les événements de violence, de plus en plus fréquents, font en sorte qu'un grand nombre d'enseignantes et enseignants et de membres du personnel de soutien quittent la profession. Ils démissionnent, partent en invalidité, ou prennent une retraite anticipée. Ils virent les talons et quittent leur métier (qui pourtant les habite) à contrecœur, parce que c'est trop. La violence, ce n'est jamais acceptable. Pour enrayer ce phénomène qui prend de l'ampleur dans nos centres et nos écoles, il va falloir un virage à 180 degrés. Une sensibilisation à grande échelle s'impose. Le fardeau de la solution ne peut absolument pas reposer uniquement sur les épaules des travailleuses et travailleurs scolaires. Nous sommes toutes et tous déterminants pour contribuer à l'amélioration des choses. »
