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29 novembre 2019 - 13:00

DOSSIER SPÉCIAL : Inondation 2019 - sept mois plus tard…

« Nous attendons les résultats d’une étude qui pourrait faire bouger les choses auprès du MSP », François Bélanger, maire de Pointe-Fortune

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste

Sept mois après les inondations qui ont touché plusieurs de ses citoyens, la municipalité de Pointe-Fortune est toujours en attente. Dans quelques semaines, soit au début de l’année 2020, une étude menée par l’Université Laval sur l’érosion importante des berges de la petite localité sera publiée. Celle-ci pourrait permettre à Pointe-Fortune de faire bouger les choses auprès du Ministère de la Sécurité publique. C’est du moins ce qu'espère le maire François Bélanger. 

« Jusqu’à présent, aucune étude de ce genre n’a été réalisée par le passé à Pointe-Fortune. Ce document a été commandé par la MRC de Vaudreuil-Soulanges et est en cours de réalisation. Les résultats devraient être rendus publics dès le premier trimestre de l’année 2020. Nous espérons que ce rapport nous permettra d’obtenir du financement ou une solution permanente. Ainsi, les citoyens concernés pourraient effectuer des travaux de rehaussement, ce qui aiderait grandement en cas de crues printanières futures », raconte le maire de la petite communauté depuis 2017

Des riverains menottés

Notons qu’actuellement, ce type de travaux est interdit à Pointe-Fortune. Sans l’obtention d’un certificat d’autorisation émis par le ministère de l’Environnement du Québec, les riverains ne peuvent pas « remplir » les berges érodées. « Nous ne pouvons pas délivrer de permis pour bâtir une maison ou un bâtiment accessoire non plus. Un règlement l’interdit. Pourtant, cette érosion est l’une des conséquences directes de la construction de la centrale hydroélectrique. Présentement, nous ne savons même pas combien de mètres de berges on doit protéger. L’étude va nous le dire », confirme-t-il. 

Par le passé, certaines démarches ont été faites afin de faire disparaître cette interdiction, mais en vain. Elle est toujours en vigueur, ce qui empêche les citoyens de protéger leurs maisons en vue d’une éventuelle crue. « C’est pourquoi on a bon espoir que l’étude nous permette de faire modifier ce règlement. Dès qu’elle sera rendue publique, je vais m’assurer de la communiquer aux citoyens, mais aussi aux différentes instances gouvernementales. Tant que le Ministère de la Sécurité publique n’a pas cette analyse entre les mains, il refuse de modifier le règlement. Pour le moment, les citoyens peuvent mettre en place une solution temporaire afin de bloquer les vagues, mais celle-ci devra être retirée dès que la situation ne sera plus critique. » 

M. Bélanger espère remettre cette étude au MSP au début de l’année 2020. Par la suite, il souhaiterait s’asseoir avec l’instance gouvernementale afin de trouver un programme ou une solution permanente qui s’appliqueront à ses citoyens. 

Rencontre d’information pour les riverains 

Le mercredi 13 novembre dernier, une douzaine de citoyens avaient rendez-vous à la mairie de Pointe-Fortune pour une réunion d’information. Cette séance, qui s’est échelonnée sur près de deux heures s’est tenue en deux temps. « D’entrée de jeu, on a présenté aux gens présents, le nouveau plan de sécurité multi municipal, en collaboration avec les municipalités de Rigaud et de Très-Saint-Rédempteur.  On a dévoilé les détails de celui-ci, ses objectifs et les risques auxquels les citoyens d’ici sont exposés en termes de sécurité civile. Par la suite, on a répondu aux questions et interrogations », explique-t-il. 

Des citoyens plus autonomes ? Une excellente idée 

Même si les citoyens étaient mieux préparés en 2019 qu’en 2017, le maire de Pointe-Fortune se rallie à celui de Rigaud pour inciter la population à être proactive. « On recommande d’avoir une trousse 72 heures à la maison pour être capable d’être autonomes au moins les trois premiers jours suivant un sinistre. Celle-ci peut être utile en tout temps, pas juste lors d’une inondation. Il ne faut pas juste compter sur les municipalités pour se loger, s’habiller, se nourrir. En situation de panique, on n’a pas le temps de commencer à chercher nos médicaments ou autres. Il faut être prêt à l’avance, c’est la meilleure attitude à adopter » conclut le maire.

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