Centre d'Archives de Vaudreuil-Soulanges
La bataille des Cèdres : sa suite et ses conséquences
Superposition de l’ancien coteau et des ses bâtiments sur une carte actuelle.
Plan du Coteau des Cèdres en 1910 © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges.
: Plan du Coteau des Cèdres avec superposition des structures.
: Superposition de l’ancien coteau et des ses bâtiments sur une carte actuelle.
Plaque commémorative de la bataille des Cèdres
Ordonnance de Guy Carleton à M. de Beaujeu de lever une armée, 17 mai 1776.
Ordonnance de Guy Carleton, Montréal, 25 juin 1776
Lettre du Major General Phillips, Montréal, le 2 décembre 1776.
Par Centre d'Archives de Vaudreuil-Soulanges
Note : Ce texte est un survol historique des événements concernant la bataille des Cèdres, l’embuscade de Pointe-des-Cascades et l’affrontement à Quinchien (Dorion). De nombreux flous historiques subsistent et les sources historiques ont des divergences. Le texte est basé en majeure partie sur le récit de Claude-Nicolas Guillaume de Lorimier qui a écrit toutes ses actions durant la guerre d’invasion américaine (invasion du Québec). Son récit a ensuite été contre-vérifié avec diverses sources incluant la version américaine des événements. Des dates précises n’ont pas pu être ajoutées faute de certitude, on estime que les trois affrontements se sont étalés du 18 au 27 mai 1776. Nous soulignons donc cette année le 250e anniversaire de ces événements fort importants dans l’histoire de la région, mais également pour l’ensemble du Canada.
Terme : Le terme autochtone a été employé fréquemment, car les sources ne mentionnent que rarement la nation précise dont provenaient ces guerriers autochtones.
Saviez-vous que notre région a été le théâtre d’affrontements militaires clés dans l’histoire et la survie du Canada? Dans cet article, nous aborderons un sujet que peu de gens connaissent. Il s’agit de l’histoire de la bataille des Cèdres, des escarmouches qui ont suivi et des conséquences historiques notables qui en sont découlées.
Nous sommes en 1776, la guerre d’indépendance américaine fait rage depuis des mois déjà, la nouvellement créée armée continentale américaine mène une invasion du Canada britannique afin d’arracher à l’Empire britannique certains territoires stratégiques. Montréal est occupée militairement, Trois-Rivières est menacée, Québec se relève d’une attaque américaine précédente. La colonie est à feu et à sang, les tensions sont fortes.
La position géostratégique de la région de Vaudreuil-Soulanges fait en sorte que le secteur est atteint par la guerre. Américains et Britanniques convoitent la région, le contrôle de la zone est primordial principalement en raison du fleuve Saint-Laurent, voie de transport et de communication principale à cette époque. Les Américains qui avaient le contrôle de Montréal devaient s’assurer de maintenir le contrôle du fleuve pour ne pas permettre aux Anglais de s’approcher de Montréal. C’est dans cette atmosphère que viennent s’inscrire la bataille des Cèdres, l’embuscade des Cascades et l’escarmouche et la tentative de débarquement américain à Quinchien (aujourd’hui Dorion).
La bataille des Cèdres (Coteau des Cèdres, secteur de l’actuelle centrale hydroélectrique)
Au mois de mai 1776, les Américains n’avaient pas le contrôle du fleuve, car ils avaient mené leur invasion du Canada par le lac Champlain, la rivière Richelieu et par le Maine. L’invasion initiale n’avait donc pas vu les Américains passer par le secteur de Vaudreuil-Soulanges.
Pour résoudre ce problème majeur, le colonel Hazen de l’armée continentale américaine alors en poste à Montréal donne l’ordre à Timothy Bedel d’aller s’emparer de Les Cèdres, point stratégique pour le contrôle du fleuve Saint-Laurent. C’est finalement le major Butterfield qui devance Timothy Bedel et arrive le 26 avril avec son armée. Ils occupent une fortification déjà présente sur place depuis l’époque de la Nouvelle-France qui se situe sur le coteau des Cèdres. Les Américains procèdent à des améliorations sur la fortification.
Pour comprendre la réaction et surtout les actions des Britanniques, nous devons suivre le parcours de Claude-Nicolas-Guillaume de Lorimier, homme militaire canadien né à Lachine fort respecté par les nations autochtones. Il sera responsable de larges contingents d’autochtones alliés aux Anglais et sera surtout l’atout principal de la Grande-Bretagne dans cette affaire. Voici son parcours lors de cet épisode historique. Nous suivrons pas à pas les actions de ce dernier.
De Lorimier se rend au Fort La Galette (côté d’Ogdensburg aux É-U-A aujourd’hui), là-bas, il rencontre le Capitaine Forster qui commande la 8e compagnie. Il propose au capitaine d’attaquer préemptivement la flotte américaine avec quelques Autochtones. Forster accepte de laisser De Lorimier partir avec un seul d’entre eux, les deux parcourent les territoires de chasse des Premières nations et réussissent à former un contingent de 106 guerriers. Ils se dirigent ensuite à 6 miles de Kingston à Kananokui (Ganonnonqoui) où les Autochtones promettent de recruter au moins autant d’hommes.
Claude-Nicolas-Guillaume propose à Forster de se rendre à Les Cèdres rencontrer le curé Denaut et le marchand du nom de M. Denis afin d’obtenir des provisions pour 15 jours pour 300 hommes. Il s’habille à la coutume du pays et part avec un autre autochtone rencontrer les deux hommes aux Cèdres. Leur demande est immédiatement acceptée à Les Cèdres. De Lorimier revient plus tard avec des hommes de la 8e compagnie anglaise. Les hommes ancrent les trois bateaux à la Pointe-au-foin (aujourd’hui le quartier Notre-Dame-des-Rivières à Saint-Zotique) et De Lorimier part s’informer de l’état des provisions. Il apprend que les provisions sont en sûreté à Coteau-du-Lac. Chez le curé Denaut, un sergent américain mène la garde, De Lorimier, habillé à la coutume du pays, passe inaperçu. Le curé l’informe que les Américains enverront un parti sous peu. À Coteau-du-Lac, André Lalonde, un affidé du curé, l’informe que les provisions leur seront expédiées dans la nuit.
De retour au Fort la Galette, De Lorimier demande à ses alliés de Ganonnonqoui de le rejoindre. Non seulement ils répondent à l’appel, mais ils apportent avec eux un renfort de 22 hommes des Six Nations (Iroquois). Forster assemble ses hommes, 20 soldats accompagnés du Capitaine Park du 7e et Lieutenant Borde du 8e. L’armée se mobilise, la marche vers Montréal est entamée. Le même soir, ils couchent sur une pointe où un chef de St-Régis (Akwesasne) vient les avertir de ne pas aller de l’avant, car selon ses dires, les Américains sont trop puissants. Un conseil de guerre est tenu et tous les chefs du contingent acceptent de continuer la marche. Même le vieux chef qui les avait avertis décide de se joindre au parti. Le lendemain, ils sont à St-Régis (Akwesasne) où une grande fête est organisée, on chante la guerre tous ensemble le soir.
À l’aube du jour suivant, De Lorimier indique à Forster de ne pas s’avancer plus loin que la Pointe au Baudet (Rivière-Beaudette aujourd’hui). Le Canadien se rend avec 4 canots à la Pointe-au-Foin et part ensuite dans les bois s’informer des mouvements ennemis. Il se rend chez un dénommé Lafleur qu’il connaissait déjà bien, ce dernier l’informe que les Américains ont terminé les fortifications aux Cèdres et qu’un contingent de 300 hommes est en route pour s’y installer. 300 autres hommes iront également se terrer sur la Pointe-du-Diable (à Coteau-du-Lac). Sur le chemin du retour, De Lorimier se fait apercevoir par des découvreurs du Sault-St-Louis alliés aux Américains. À la suite de cette découverte, les Américains décident de ne pas trop s’avancer et abandonnent l’idée d’occuper la Pointe-du-Diable.
Le Canadien prend la charge d’aller capturer la Pointe-du-Diable. Cette même nuit, lui et son contingent de guerriers autochtones (sauf les Iroquois des Six-Nations qui demeurent avec Forster) font leur débarquement sur la pointe sans obstacle. L’habitant de la pointe indique à De Lorimier que les Américains avaient envoyé 12 soldats et des éclaireurs plus tôt, mais qu’ils avaient rebroussé chemin. Le Lachinois ordonne aux vieillards de retourner en canots sur l’eau et de les avertir si les Américains s’en viennent. Il laisse une lettre à un des vieillards adressée à Forster qui indique comment ordonner une retraite en bonne et due forme (selon les aléas du terrain).
L’armée de De Lorimier entame rapidement l’avance afin que les Américains soient pris par surprise. L’avance est fulgurante à travers les bois, un colon canadien se met à courir en avant du contingent, De Lorimier ordonne à deux de ses meilleurs coureurs d’aller attraper l’homme. Ce dénommé Lanoix est paralysé par la peur, De Lorimier le rassure et lui dit de retourner s’abriter chez lui.
Le contingent De Lorimier passe par Coteau-du-Lac. Forster arrive à midi. Le groupe du Canadien continue son avance et se rend vis-à-vis les retranchements des Américains à Les Cèdres. De Lorimier veut pousser encore plus loin afin de couper la communication entre les Cascades et le retranchement américain. Les alliés des Premières nations refusent en disant que l’honneur est réservé aux troupes du roi (ils disent cela de manière dérisoire sachant que les troupes de Forster sont loin derrière). L’homme de Lachine s’arrête pour leur expliquer qu’à St-Régis, quand ils chantaient tous la guerre, il craignait de ne pas pouvoir répondre à la bravoure des hommes qui lui faisaient face et que maintenant, si un seul homme voulait bien le suivre, il démontrerait c’est quoi la bravoure. Un Mohawk dénommé William Johnson répondit ‘’Tu es un homme comme moi et à nous deux, nous pouvons faire honte à toute nation’’.
Les deux hommes partent à courir et arrivent sur la terre d’un dénommé Lalonde, voisin du marchand Denis. À cet endroit, deux Américains, armes appuyées sur une clôture, aperçoivent le duo, ils ouvrent le feu, Lorimier et Johnson se lancent dans un fossé et évitent d’être foudroyés. Ils remontent le fossé et foncent sur les deux Américains qui déguerpissent en descendant une côte. De Lorimier et Johnson posent leurs fusils sur la clôture et font feu. Un reçoit une balle dans la cuisse, l’autre dans l’épaule.
Devant cette bravoure, tout le contingent du Canadien le suit. Ils se dirigent vers Pointe-des-Cascades où ils tombent sur un détachement de 20 Américains qui se dirigeait vers le fort. Une escarmouche prend place, 1 Américain est tué et 4 autres sont blessés. Le reste des Américains se retranche dans une maison près du fort et grimpe au grenier tout en retirant l’échelle. Le groupe de De Lorimier est derrière une pente à l’abri des tirs, mais soudainement, un guerrier autochtone est atteint et meurt sur le coup, ce qui mettra le feu aux poudres. Les Autochtones prennent immédiatement d’assaut la maison. De Lorimier ordonne de mettre à feu la maison, et au même moment, la maison se fait transpercer par deux boulets de canon provenant du fort. Dans le chaos du moment, les Américains au grenier percent le toit et s’enfuient vers la fortification, évitant d’être capturés.
De Lorimier donne l’ordre de se retirer et de se mettre à l’abri. Les Américains sortent avec environ 180 hommes, ce qui inquiète énormément De Lorimier, sachant qu’il était dès lors en infériorité numérique (80-90 Autochtones avec lui à ce moment-ci). L’angoisse s’estompe lorsqu’il s’aperçoit que les Américains étaient seulement allés incendier une grange appartenant au Chevalier de Longueuil. Le Canadien part rejoindre Forster pour lui demander d’avancer. Les Autochtones avec Forster acceptent de suivre De Lorimier, mais Forster refuse et se retranche.
Le lendemain la situation s’aggrave, De Lorimier voit bien que ses alliés s’impatientent et commencent à penser à retourner chez eux. Toutefois, les alliés iroquois du Lac-des-Deux-Montagnes arrivent au même moment et l’atmosphère change pour le mieux. Le Lachinois communique son plan d’assaut à Forster. Il souhaite descendre la grande batture des Cèdres avec son élite et il joindrait ensuite tous les canots ensemble pour former un genre de cageux et descendrait la nuit jusqu’au coteau des Cèdres, emplacement du fort. Forster ferait beaucoup de bruit avec ses hommes pour distraire l’ennemi et De Lorimier grimperait avec ses hommes la batture sans opposition et foncerait à l’arme blanche sur l’ennemi après avoir fait une seule décharge de fusil. Forster et ses hommes s’avanceraient alors pour aller défoncer les deux barrières du fort.
Le lendemain, Forster donne l’assaut, il commence à avancer au son du tambour au creux d’une raveline avec deux drapeaux. Les drapeaux sont plantés au bord de la raveline à portée de fusil. Le lieutenant Borde est désigné comme émissaire et il est reçu par les Américains. Borde somme les Américains de se rendre, de retourner au pays d’ici 15 jours et de prêter serment de ne plus reprendre les armes durant cette guerre. On avertit également les Américains que s’ils n’acceptent pas, ils laisseront les Autochtones attaquer et qu’il n’y aura absolument pas de quartier. La proposition est acceptée et la capitulation est signée. Un assaut frontal sur la fortification qui aurait probablement engendré beaucoup de victimes n’est donc pas nécessaire.
Le lendemain, la fortification est capturée, les prisonniers se font dépouiller par les alliés autochtones malgré l’opposition des Anglais et de De Lorimier. Ce dernier donne du linge au colonel américain qui commandait le poste. Fait à noter, le commandant Butterfield était atteint de la petite vérole depuis déjà un moment. Le gouverneur Guy Carleton mentionne qu’il y a 390 prisonniers américains à Les Cèdres.
Embuscade des Cascades (environ de Pointe-des-Cascades)
Deux jours après la victoire, De Lorimier apprend que du renfort américain est en route. Il transfère une bonne partie de ses troupes à Forster afin de gérer le contingent massif de prisonniers puis il se met en marche avec 60 Autochtones et les armes prises aux ennemis. En chemin, il est rejoint par 20 Canadiens qui se font donner des fusils par De Lorimier. De plus, le frère de De Lorimier arrive de Beauharnois avec 10 autres Canadiens. Arrivés aux Cascades puis à la première maison des Quinze-Chiens, ils voient l’ennemi qui s’approche et font halte. M. La Comble, un milicien canadien, part avec un autochtone pour faire de la surveillance et s’assurer qu’ils ne seront pas encerclés. Le frère de De Lorimier se prépare au combat et De Lorimier et 6 alliés vont se loger en hauteur.
Son frère commence l’attaque dès qu’il est en poste. Claude-Nicolas-Guillaume s’élance sur l’arrière du parti ennemi afin de tenter de gagner une grange qui est située à un arpent et demi de la maison. Les Américains aperçoivent son parti et ouvrent le feu, un allié autochtone est atteint de 7 balles et meurt dans la grange. Deux autres sont blessés, un Tsonnontouan dans l’épaule et un Mississaugas à une partie du nez et tout le haut de sa mâchoire emporté. De Lorimier réussit à atteindre un autre parti de 10 alliés, il les recrute puis ils tâchent d’aller couper le chemin à l’ennemi qui commençait à battre en retraite à grande vitesse. Les Américains décident d’arrêter la déroute et de se rendre à De Lorimier. Le gouverneur Guy Carleton mentionne 120 Américains défaits et prisonniers.
Le major Sherburne du côté américain est demandé par M. Montigny qui, pendant la bataille, avec ses miliciens canadiens, avait pris d’assaut les Américains en s’emparant d’un pont et en le défendant par la suite. Le Capitaine Lefebvre de la milice de Vaudreuil appuie la demande d’obtenir Sherburne. De Lorimier argumente que c’est lui et son parti qui ont rattrapé l’ennemi pour qu’il se rende. Finalement, Sherburne tombe entre les mains de De Lorimier. M. Montigny joua un rôle supérieur dans cette campagne et de ce fait, les Américains en prirent note, car lors de leur retraite, ils brûlèrent sa propriété de Senneville contenant notamment le fort Senneville.
On peut donc comprendre que la bataille a été rapide, les Américains ont été pris par surprise, en embuscade. Les chiffres sont variés, mais on estime que 7 Américains y perdirent la vie. Selon Sherburne, la bataille dure 1h40 minutes, mais trois officiers britanniques disent que les Américains ont tellement baissé les armes vite que le renfort qui s’en venait n’a même pas pu arriver à temps.
De Lorimier prépare ensuite un stratagème pour capturer les 10 navires de Sherburne, le tout fonctionna puisqu’ils réussirent à capturer les 10 Américains qui surveillaient les bateaux, et ce, sans affrontement.
La journée suivante, une situation inquiétante se développe, Forster s’est fait rapporter de mauvaises informations. Il pense que De Lorimier est défait. Un missionnaire du nom de Terlait et M. Lacomble se rendent rapidement aux Cèdres pour l’informer du contraire. Forster rejoint alors De Lorimier avec 214 prisonniers et 2 canons. Plusieurs miliciens américains sont placés dans des granges à Quinchien.
La tentative de débarquement américain à Quinchien (Dorion)
De retour d’une expédition, De Lorimier entend une fusillade dans le secteur de Quinchien. Il s’empresse d’arriver, il voit alors 8 bateaux ennemis sous le commandement du général Benedict Arnold qui tente de débarquer sur la Pointe Quinchien. Forster est planqué dans les bois et s’oppose au débarquement tandis qu’un capitaine de milice canadien, Pitre de Boucherville charge les deux canons et ouvre le feu sur l’armada américain. Les sources se contredisent, mais il est possible qu’un navire américain ait été atteint et coule. Les bateaux partent ensuite à la dérive plus loin que le camp anglais. De Lorimier court aux granges et avertit les miliciens américains que s’ils sortent, ils seront immédiatement fusillés. Lui et ses alliés se joignent ensuite à la bataille et ouvrent le feu sur les bateaux. Arnold ne réussira jamais à débarquer avec ses hommes. Selon De Lorimier, cinq jours plus tard, les battures étaient jonchées de cadavres américains.
Conclusion
Les Anglais envoient un émissaire rencontrer Arnold, un échange de prisonniers nombre pour nombre est proposé et accepté (le cartel, qui est le document officiel de l’échange, mentionne 497 prisonniers américains). C’est ainsi que prennent fin les affrontements sur le territoire de Vaudreuil-Soulanges entre Américains, Anglais, Canadiens et leurs alliés pendant la guerre d’invasion américaine. Les armées américaines encore en circulation sur le territoire québécois font face à la famine et ont une logistique complètement défaillante. La nouvelle de la débandade des Cèdres vient encore plus noircir le tout. C’est le début de la fin de l’aventure américaine au Canada. La route vers Montréal est maintenant complètement libre…
Auteur : Michaël Dicaire, archiviste et responsable des fonds et collections
