Par V.I.V.R.E. & Grandir Autrement
Petit guide de survie aux temps des fêtes
Le temps est fêtes est à nos portes. Le temps des retrouvailles et des soupers de famille ou entre amis s'alignent déjà sur le calendrier. Ce temps de réjouissance n'est certes pas de tout repos et c'est encore plus vrai lorsque notre enfant a des besoins particuliers qui préfère les activités routinières et être éloigné des foules.
La tolérance et le jugement sont propres à chaque individu. Leur seuil est établi en fonction des valeurs personnelles, des connaissances sur le sujet et des expériences vécues. De là apparaît l'écart entre les générations face à notre réalité, nos choix de vie et de notre façon d'éduquer notre enfant.
En tant que parents, vous appréhendez peut-être les rencontres groupe même si vous avez envie ou besoin de socialiser. Et très probablement que votre enfant vit également de l'anxiété face à l'événement.
Afin de diminuer le facteur anxiété et de passer au travers un peu moins épuisés, voici quelques suggestions :
Idéalement, les gens qui vous entourent devraient être informés de la condition de votre enfant (l'autisme est un trouble neuro-développemental complexe). Il est souhaitable que cette étape soit faite avant le moment de la rencontre de famille.
Fournir une explication claire sur les bases de l'autisme aidera à la compréhension des besoins de votre enfant et des interventions possibles pour répondre à ses besoins spécifiques. Vous pouvez aussi faire un résumé qui énumère les caractéristiques autistique de votre enfant (exemples flapping, toucher au meuble lors des déplacements, se balancer sur place, bouger les doigts quand il parle, parler souvent du même sujet, etc).
Inviter les personnes qui ne comprennent pas, dans un autre moment, à revoir avec vous de façon plus spécifique ce qu'est l'autisme.
Vous pouvez en profiter pour leur expliquer les raisons pour lesquelles il est préférable qu'ils ne se mêlent pas de vos interventions si elles ne sont pas dans la même lignée que la vôtre.
Prévoir un endroit où l'enfant peut se retirer dans le calme quand les signes précurseurs de surcharge se manifestent (chez vous ou s'entendre avec l'hôte chez qui vous allez);
Apporter une boîte ou un sac avec des objets ou outils qui aident l'enfant à gérer sa structure autistique, se réguler (coupe-son, jeu fétiche, doudou, cahier, etc.);
Avoir à porter de mains les outils nécessaires pour communiquer ou faire des rappels (exemples :pictogrammes, horaire prévu). pour les plus vieux, vous entendre sur un code;
Expliquer les changements, les imprévus ou les situations en direct en utilisant papier-crayon, trimbalez ses outils!;
Suggérer de faire un relever un défi : faire une activité en partant d'une des forces de l'enfant.
L'autisme n'est pas une question d'intelligence, c'est une question de développement. Ce développement différent se fait en accompagnement et en lien avec la place qu'on lui laisse au sein du noyau familial.
Une meilleure compréhension de l'autisme passe l'éducation qui elle se fait par le partage des connaissances. C'est un moyen concret pour permettre à chacun de mieux prendre la place qui lui revient!
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