Nous joindre
Publicité

Centre d'archives de Vaudreuil-Soulanges

Les patinoires

Patinoire École Rouge de Dorion, équipe de hockey, 1948.
1 / 9
Photo: © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Gérard Laurin, P019-40/J.

Patinoire École Rouge de Dorion, équipe de hockey, 1948.

Qui dit hiver, dit patinoire. Dans notre région, les patinoires ont toujours fait partie du paysage hivernal.

Le moindre petit coin gelé devenait un site de plaisir de glisse. D’abord, les bords des trois lacs qui nous entourent, soit Saint-François, Saint-Louis et Deux-Montagnes, étaient des emplacements rêvés. Les rivières, les petits ravins et les ruisseaux dans les rangs formaient aussi des patinoires naturelles.

Dans nos campagnes, les papas imaginaient et entretenaient ces coins de plaisir. Les familles étant souvent nombreuses, le déblaiement après une bonne bordée n’était pas un problème. Une ferme, une famille, une patinoire. À Saint-Polycarpe à la fin des années 1950, derrière l’école Sacré-Cœur, la patinoire faisait le bonheur des jeunes du coin.

Les filles pratiquaient le patin de fantaisie, « t’as vu comme je lève ma jambe bien haute ? ». Les garçons s’adonnaient au hockey. Des Maurice Richard en devenir. Quelquefois, des filles se joignaient aux hockeyeurs, à l’insu des mamans qui redoutaient des blessures. Il y a sûrement plusieurs adultes qui portent une cicatrice de ces mémorables échanges.

À la ville de Dorion, deux endroits étaient particulièrement intéressants. À la paroisse Sainte-Trinité, il y avait le Centre des loisirs, sur la rue Des Loisirs et à la paroisse Saint-Jean-Baptiste, derrière l’école de Dorion (la grosse école rouge comme elle était surnommée) située sur la rue Harwood en face du salon funéraire Trudeau. On suppose que la ville fournissait les bandes.

Rue Des Loisirs, les papas du voisinage, aidés de leurs garçons, assuraient l’arrosage et le déblaiement. Combien de nuit, Messieurs Ménard et Pilon, entre autres, se sont-ils levés pour arroser ? Une bâtisse à deux étages assurait chaleur et confort aux amoureux du patin et aux hockeyeurs.

Derrière l’école, rue Harwood, les enseignants, Clercs St-Viateur, en soutane, n’hésitaient pas à chausser les patins pour déblayer et jouer au hockey avec les garçons. L’histoire se répétait à travers le Québec. Normand Hudon a d’ailleurs immortalisé plusieurs fois ces scènes dans ses tableaux.

Avec le temps, des patinoires intérieures apparaissent. Des arénas voient le jour. Des équipes structurées pour le hockey pour la ringuette ainsi que des cours d’initiation au patin s’organisent. Apparaît aussi le patinage de vitesse et ses drôles de chaussures.

Heureusement, le   patinage extérieur reste possible sur des anneaux bien entretenus. Qu’on pense, chez nous, au parc de la maison Valois ou au Centre Les Forestiers. Une promenade en patins sous la lune, pourquoi pas ! 

Oui, vraiment le patinage n’est pas près de disparaître au Québec, malgré les sautes d’humeur de dame Nature. Il est dans nos gènes d’habitants au nord du 45e parallèle.

Auteure : Micheline Merizzi Brault, bénévole et administratrice du conseil d’administration, Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

L’autorégulation émotionnelle
ChroniquesPublié le 10 septembre 2026

L’autorégulation émotionnelle

L’autorégulation émotionnelle Réguler, ce n’est pas se taire, c’est ne plus être emporté La plupart des adultes ont un minimum de capacité d’autorégulation : si vous arrivez à fonctionner en société, c’est que vous avez développé une certaine maîtrise de vous-même. Souvenez-vous quand vous étiez jeune, et que vous tapiez du ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Reconnaître ce qu’on ressent
ChroniquesPublié le 7 septembre 2026

Reconnaître ce qu’on ressent

Reconnaître ce qu’on ressent On ne peut pas transformer ce qu’on n’arrive pas à nommer  La première fois que j’ai mis des mots sur ce que je vivais, j’avais quatorze ans. Pendant la guerre, il y avait parfois des moments de répit. On descendait alors dans la cave, ma grand-mère et moi, pour nettoyer et faire de la place, afin ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Nous avons tous une cave
ChroniquesPublié le 31 août 2026

Nous avons tous une cave

Dans toute équipe, dans toute famille, il y a des moments où tout le monde ressent la même chose et où personne ne le dit. On appelle ça de la discrétion, parfois de la protection. J’ai appris très tôt que ça ne fonctionne pas comme ça. Vous entrez dans une réunion de bonne humeur. Une heure plus tard, vous en ressortez tendu, sans trop ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter Centre d'Archives de Vaudreuil-Soulanges