Un terrain de 6, 7 millions de pieds carrés
L'entrepreneur Luc Poirier se porte acquéreur du secteur de la Good Year
Luc Poirier, est le nouveau propriétaire du terrain de 6,7 millions de pieds carrés sur lequel se trouve la Good Year et les installations de plusieurs autres entreprises
Luc Poirier prend la pose avec le maire Miguel Lemieux
Luc Poirier prend la pose avec le maire Miguel Lemieux et les conseillers Jean-Marc Rochon et Michel Martinet

Par Marie-Claude Pilon, Journaliste
L’entrepreneur, spéculateur et investisseur québécois, Luc Poirier, est le nouveau propriétaire du terrain de 6,7 millions de pieds carrés sur lequel se trouve la Good Year et les installations de plusieurs autres entreprises. La nouvelle a été confirmée le mercredi 8 juillet à 16 h par le principal intéressé.
« Évidemment, cette nouvelle transaction fait grandement le bonheur de la Ville puisqu’on souhaitait le redéveloppement de ce site de 6,7 millions de pieds carrés dont l’essentiel ne servait plus à rien. C’est d’ailleurs pour cela qu’on a forcé la Good Year à le redévelopper ou, minimalement, à trouver quelqu’un pour le faire via un droit de péremption et un avis de réserve. C’est ce qui est arrivé, soit une transaction entre deux entreprises privées pour notre plus grande joie », a résumé le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux.
Le premier magistrat a assuré le nouveau propriétaire des lieux que tout est conforme au niveau du zonage, ce qui veut dire que l’endroit peut abriter du commercial et de l’industriel dès maintenant.
« Selon nos récentes données commerciales, Salaberry-de-Valleyfield compte des fuites commerciales qui totalisent 400 M$. Ce n’est pas normal. Ce projet viendra pallier, en partie, ces fuites vers l’extérieur. Ça pourrait être la pierre angulaire de quelque chose avec la présence du poste électrique d’Hydro-Québec situé de l’autre côté de la rue. Je sais qu’il y a une volonté du côté de la Société d’État. Sinon, ce changement de propriétaire va permettre de continuer à accueillir des entreprises œuvrant dans le secteur industriel et transportant des matières chimiques ou lourdes. Notre intention, à moyen terme, est de faire passer ce type de transport ailleurs que sur la rue Fabre, en plein quartier résidentiel », a mentionné M. Lemieux.
Un spécialiste du redéveloppement
De son propre aveu, Luc Poirier est un spécialiste dans l’achat de sites commerciaux comme la Owens Corning à Candiac et dans leur redéveloppement. « Plus souvent qu’autrement, ils sont redéveloppés en résidentiel, mais dans ce cas-ci, dès nos premières réunions avec les instances concernées, c’était clair qu’on voulait maintenir le zonage industriel et ajouter du commercial. Sinon, pourquoi Salaberry-de-Valleyfield? Parce que c’est la place où tout le monde veut être en ce moment. C’est la ville qui a le plus grossi en pourcentage au Québec. »
En plus de la Good Year, deux autres sites industriels de la Ville font l’objet de procédures d’expropriation tellement la demande est élevée. « La Good Year aurait été la troisième si elle n’avait pas bougé en ce sens. Le Centre de services scolaire de la Valleé-des-Tisserands a connu la plus grande croissance en Montérégie », a ajouté M. Lemieux.
M. Poirier a précisé que les bonnes nouvelles sont au rendez-vous dans ce dossier. « On ne retrouve pas de milieux humides sur le terrain et la voie ferrée qui est présente sur le site devrait rester. Elle sera remise en état et peut-être même prolongée. On m’a dit que c’était une plus-value sur ce type de terrains. Le terrain est aussi plat partout sans dénivellation, ce qui est aussi assez rare en soi, surtout sur 6, 7 millions de pieds carrés. Les relations sont bonnes avec Good Year et le contrat de l’usine est en vigueur pour quatre ans avec des options à terme. Je ne suis pas inquiet à l'idée de savoir si elle va déménager ou pas. Ce ne sont pas les échos que j’en ai. »
Rappelons que l’usine emploie actuellement près de 200 employés et qu’on y fabrique la matière première de caoutchouc servant à confectionner les pneus.
