Un marché de l'emploi sous pression
Fin du PEQ : DEV s'inquiète
Par Christopher Chartier-Jacques, Directeur régional des contenus
Après l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ) en novembre dernier, différents groupes montent aux barricades pour demander son retour. Joanne Brunet, directrice générale de Développement Vaudreuil-Soulanges (DEV), souligne des inquiétudes.
L'abolition du PEQ sonne le glas de la présence de milliers d'immigrants venus au Québec pour travailler. La Fédération québécoise des municipalités a d'ailleurs dénoncé la situation dans une lettre ouverte : « Le Québec face à son destin démographique ».
Joanne Brunet fait écho aux considérations des maires signataires. Pour la directrice du bras économique de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, la décision du gouvernement Legault risque de mettre encore plus de pression sur un marché de l'emploi déjà tendu dans Vaudreuil-Soulanges.
« Peu de régions peuvent prévoir leurs besoins futurs en main-d'oeuvre comme Vaudreuil-Soulanges. On sait, qu'au bas mot, le futur hôpital régional embauchera 3500 personnes. On ne parle pas seulement de travailleurs du domaine de la santé. Un hôpital recrute dans tous les corps de métier. Ainsi, il embauchera des personnes qui travaillent déjà dans la région », postule-t-elle en rappelant que c'est tout à fait normal. Ainsi, selon elle, le départ obligé des travailleurs du PEQ accentuera cette pression sur le marché de l'emploi local.
D'ailleurs, le gouvernement Legault a annoncé que les bénéficiaires du PEQ qui travaillent dans le domaine de la santé pourront être réembauchés.
Reste à voir si la mobilisation récente modifiera davantage l'approche gouvernementale.
