Compétition internationale de gymnastique
Une jeune gymnaste de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot s’illustre
En novembre dernier, Sarah-Maude Demers a pris part à l’International Continental Cup, une compétition de gymnastique disputée à Anadia, au Portugal. Pour son retour à la compétition, la gymnaste de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot (NDIP) s’est illustrée en remportant la médaille de bronze à la poutre, la médaille d’argent au concours général et à l’épreuve par équipes, ainsi que la médaille d’or aux barres asymétriques grâce à l’ajout réussi d’un nouvel élément, le pied-main-catch.
Sur le plan technique, Sarah-Maude Demers se dit justement à l’aise aux barres et au sol, une discipline qu’elle affectionne davantage en raison de l’aspect artistique : « C’est un peu plus que de la danse, on peut choisir notre musique et s’exprimer davantage. J’ai beaucoup de plaisir en faisant mes routines parce que je maîtrise bien l’espace et je possède bien mes repères. Et pour les spectateurs, j’ai l’impression que c’est plus intéressant », explique-t-elle.
Il ne s’agissait pas de la première expérience de Sarah-Maude à ce genre de championnat. Plus tôt dans sa jeune carrière, la Perrotdamoise avait participé à deux compétitions aux États-Unis. Il s’agissait cependant de sa première expérience en Europe, un défi qu’elle abordait avec prudence après une année difficile marquée par une opération.
« Honnêtement, je m’attendais à ce que ce soit une pratique pour mes prochaines compétitions au Québec, mais tout s’est vraiment bien passé, c’était une de mes meilleures performances à date », explique la gymnaste de 17 ans.
Participer à la Coupe Québec
D'ailleurs, en revenant du Portugal, à la mi-décembre, elle participe à la Coupe Québec et finit avec un résultat dont elle ne peut être que fière. Lors de cette compétition provinciale qualificative, Sarah-Maude a livré une prestation sans chute, ce qui lui a permis de se rapprocher d’une qualification pour les championnats québécois.
Surtout, elle est parvenue à réaliser des sauts de niveau 8, une épreuve avec laquelle elle admet avoir plus de difficulté en raison de périostites qui persistent depuis bientôt quatre ans.
Selon Sarah-Maude, la Coupe Québec présente un calibre globalement plus relevé qu’à Anadia, ce qui témoigne de la qualité de la gymnastique pratiquée au Québec. « Certaines gymnastes sont extrêmement fortes tandis que d’autres sont moins expérimentées », estime-t-elle, même si le fonctionnement des niveaux est différent de l’autre côté de l’Atlantique.
S'entraîner avec sa sœur
Sarah-Maude partage son quotidien d’entraînement avec sa sœur cadette, également gymnaste. Bien qu’elles pratiquent avec le même club, elles ne font plus partie du même groupe car si une saine compétition existait entre elles au départ, celle-ci s’est estompée avec le temps. La jeune athlète reconnaît composer avec davantage de blessures et un parcours différent, jonché d’autres embûches, que celui de sa sœur.
Sarah-Maude vise maintenant une place aux championnats québécois et souhaite poursuivre la gymnastique jusqu’au cégep, soulignant que d’autres défis l’attendent une fois à l’université.
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